Zaho en totale communion avec son public
Neuf mois après la sortie de son premier album, "Dima", et alors qu'elle fait une courte pause dans sa tournée avant de reprendre la route début 2009, Zaho dresse le bilan d'une année 2008 riche de succès.
Le bilan est plutôt positif, le public a bien accueilli l'album "Dima". Là, on en est à la phase de rencontre avec ce public justement, à travers les dates et la tournée. Et c'est presque l'accomplissement d'une création - celle de l'album - le fait de rencontrer ceux qui l'ont acheté et de pouvoir fêter ça par un concert.
Peux-tu justement revenir sur les collaborations présentes sur ce disque...
Au début je voulais vraiment qu'il soit abouti sans featuring, je voulais qu'il y ait un univers ambiant, sans forcément de featuring. Et par la suite, en réécoutant et en prenant un peu de recul, et après pas mal de rencontres, j'ai croisé la route de Tunisiano et Soprano, que je connaissais depuis un bon moment. Je ne me suis pas dit : "Ah tiens, il manque des featurings mais plutôt quelle est la valeur que je peux ajouter à ces titres ?". Automatiquement selon l'ambiance ou le thème de la chanson, j'ai pensé à l'artiste qui pouvait apporter sa toucher personnelle et c'était Tunisiano sur "La roue tourne" et Soprano sur "Hey Papi".
Ton dernier single en date, "Kif'n'dir", a une histoire particulière, quelle est-elle ?
C'est un titre personnel, qui me tient beaucoup à coeur. "Kif'n'dir" veut dire "Que vais-je faire?" et il est très important sur l'album. C'est un morceau où je parle un peu de ce qui s'est passé la veille de mon départ d'Algérie pour le Canada. C'était un vrai déchirement intérieur qui s'est produit, c'est un titre vraiment important pour moi et j'espère qu'il sera bien accueilli malgré son côté très personnel.
Tu travailles beaucoup l'esthétique de tes clips, comment cela se passe-t-il ?
En fait comme j'écris de manière très imagée, les mots me viennent bien souvent à partir de scènes, ce serait presque impossible de ne pas me mêler de tout le côté image de mes clips. Après il faut bien sûr laisser la liberté artistique au réalisateur et lui permettre d'apporter des choses nouvelles auxquelles on aurait pas pensé. C'est pourquoi je tiens à ce que l'image vienne compléter le titre en soi afin que le rendu soit cohérent. Par exemple, sur "C'est chelou", il y avait ce petit côté humoristique car le titre est drôle, sur "La roue tourne", je voulais un clip très sobre, très simple et basique, avec un petit concept derrière.
Te définirais-tu comme une battante, voire féministe, par ta musique et ses thèmes ?
Franchement je ne me définis pas comme quelqu'un qui passe des messages particuliers. La musique est une interprétation et chacun verra le titre à sa manière selon sa propre expérience et on ne pourra jamais faire vraiment passer le message voulu en fonction de la personne qui le reçoit ensuite. Il faut partir d'une intention sincère, ne pas se mentir et au final cela donne des titres qui parlent aux gens, chacun y trouve son compte.
Comment se sont passées les premières dates et que prépares-tu pour 2009 ?
La scène a toujours été très importante pour moi. C'est le moyen d'exister en chair et en os devant les gens qui nous soutiennent et qui font qu'aujourd'hui on est disque d'or. Je me défoule énormément sur scène et je me donne à 100%. Les premières dates se sont bien passées et il y a toujours une partie du public avec laquelle on dialogue, sur les histoires des chansons, sur la manière dont il ressent tout ça. Cela me fait plaisir de voir que l'on a pu toucher les gens de cette manière là. La tournée, c'est un accomplissement, autant que l'album.





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