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Milow : il y a une vie après la reprise !

Révélé par sa reprise de "Ayo Technology" du rappeur 50 Cent, Milow revient sur le buzz dont il a été le sujet, son goût pour les sonorités acoustiques et présente son nouveau single, "You Don't Know".

Guillaume Torrent le 20/07/2009 pour MusicActu

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Comment as-tu débuté ta carrière ?
Pour moi, tout a commencé il y a deux ans avec le morceau "You Don't Know". C'est mon premier titre à avoir été diffusé en radio en Belgique. C'est bizarre, car maintenant la plupart des gens, en Europe, pensent que tout a commencé avec la reprise de "Ayo Technology" mais c'est bien une autre chanson qui a tout changé.

Comment as-tu eu l'idée de reprendre "Ayo Technology" ?
Au début de l'année 2008, j'ai eu envie de faire une reprise un peu surprenante et j'ai choisi une chanson qui était totalement à l'opposé de mes propres compositions. La version originale de "Ayo Technology" est vraiment très différente de ce que je fais. C'est principalement pour cette raison que j'ai choisi ce titre. Je ne pensais pas du tout que ma version aurait un tel succès. Je l'ai mise sur Internet dans une version live acoustique et j'ai reçu beaucoup de réactions dans les mois qui ont suivi et après les concerts. Elle a d'abord été un tube sur Internet avant d'être enregistrée et de passer en radio.

Peux-tu nous parler du clip de cette reprise ?
L'idée était de faire une forme subtile, je l'espère, de parodie. On a combiné les éléments que l'on voit dans les clips rap et R&B actuels (un chanteur, des filles en bikini...). Il y a deux parties dans le clip. La première est plus classique ; on me voit jouer de la guitare et chanter. La deuxième partie est plus controversée. J'ai eu beaucoup de réactions de gens qui aimaient ou qui n'aimaient pas. Il y a du miel qui sort de mon corps. Les paroles traitent de voyeurisme, de "cyber sex" et de pornographie. On voulait que les spectateurs puissent se mettre à ma place et s'imaginer faire des choses avec ces filles. J'aime bien les vidéos un peu surprenantes à la fin ; c'était l'idée avec ce clip.

N'as-tu pas peur d'être réduit à cette reprise et que le reste de l'album passe au second plan ?
Je suis conscient qu'il y a un risque que l'on ne retienne que ma reprise de "Ayo Technology". Mais comme tout a commencé pour moi, il y a deux ans, avec une autre chanson, "You Don't Know", on me disait déjà en Belgique que je ne pourrais pas connaître de nouveau succès après celui-là. J'ai confiance en mon album et je n'ai jamais reçu de réactions après les concerts disant que les gens aimaient la reprise et pas les autres chansons. En 2009, un artiste a besoin d'une chanson largement diffusée en radio et qui ouvre des portes. Un album aura beau être bon, il doit être porté par un titre fort. C'est également un bon moyen pour percer, surtout quand on est un artiste belge qui, de plus, chante en anglais. Je trouve donc que cette reprise est plus un atout et j'espère que, dans quelques années, on retiendra également mes autres chansons.

Quelle a été ta source d'inspiration pour cet album ?
Il y avait quelques thèmes que je voulais développer, comme celui de la jeunesse. Dans mes textes, je parle beaucoup de moi et de mes amis, nés dans les années 1980, de cette période entre les études et la vie professionnelle, quand on se demande ce que l'on veut faire de sa vie. Il y a notamment les chansons "Born In The Eighties" et "Coming Of Age" qui traitent de ce thème. Je parle également de l'évasion dans le morceau "The Ride". Je suis originaire d'un petit village de Belgique et je voulais en partir. Plusieurs chansons reviennent sur cette période de ma vie.

Comment s'est passé l'enregistrement de ce disque ?
La plupart des chansons ont été enregistrées en direct alors que nous jouions en live en studio. C'est presque un live-album. En une après-midi, nous avons enregistré quatre à cinq chansons. Dans la musique que je fais, je ne recherche pas la perfection mais plutôt la magie d'une première prise. Même les chansons plus rock comme "Stephanie", "Dreamers And Renegades" ou encore "Canada" ont été prises en direct en studio. C'était un album plutôt facile à faire, la plupart des morceaux ont été finalisés en trois jours. Tout s'est fait de manière spontanée et naturelle. Personnellement, j'aime cette manière de travailler.

Comment envisages-tu de transposer cet album sur scène ?
J'ai déjà fait quelques petits showcase, seul avec ma guitare. C'est de cette manière que j'ai débuté il y a deux ans. Désormais les musiciens de l'album m'accompagnent. Nous jouerons notamment le 23 septembre au Bataclan, à Paris. Il y a des moments acoustiques mais également des phases un peu plus rock. J'espère faire une petite tournée en France début décembre. Pour le moment, les premiers échos sont encourageants et j'espère que le public aimera mes compositions et viendra les découvrir sur scène. Je vais travailler dur dans cet optique.

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