Interviews

PZK en interview video : "PZK, on ne sait pas ce que ça veut dire !"

PZK est la révélation pop-électro du moment. Produit par The Freaks (Fatal Bazooka), le groupe évolue dans un univers désopilant et décalé. Rencontre avec Holfe, Baobab, Kbc, Djouz et JLB pour en savoir plus sur les nouveaux chouchous des filles, qu'ils titillent.

Sonia Ouadhi le 07/09/2009 pour MusicActu

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Lire l'interview complète :

Tout d'abord, que signifient les initiales PZK ?
Holfe : C'est un gros secret de famille ! Nous nous sommes dit que l'on n'allait rien dire. C'est à vous de chercher !

JLB : Même nous, nous ne connaissons pas la signification ! (rires)

Kbc : Moi, je dis Petit Zeste de Kiwi

Baobab : Mois, je dis Pur Zingué Klan

Comment est né le groupe ?
JLB : Nous avons commencé en 2005. En fait, nous sommes des potes de collège.

Kbc : Trois d'entre nous étaient dans le même collège. Comme je suis le plus vieux, nous ne nous connaissions pas encore tous. J'ai connu le reste du groupe parce que je faisais du basket avec Hugo (JLB) la plupart des week-ends d'été ou d'automne, ou du reste de l'année ! Puis en 2005, il y a eu un son assez barge, assez débile qui a lancé les PZK : "Potatoes Attitude".

Djouz : A la base, PZK était un groupe pour délirer et pas spécialement pour faire de la musique, même si cela était dans nos projets. Nous avons essayé avec "Potatoes Attitude" et cela a bien marché, nous avons donc continué et envisagé le truc un peu plus sérieusement.

Et comment êtes-vous venus à faire de la musique ?
JLB : Mon père et mon frère sont dans la musique, j'ai donc eu envie d'en faire aussi. Flo (Holfe) faisait du rap avec moi. Kb, lui, mixait et faisait des prods dans le hip-hop. Baobab était batteur dans un groupe de rock et Djouz ne faisait rien ! (rires) Nous avons tous trippé et nous nous sommes tous regroupés pour créer PZK.

Kbc : Ma maman est professeur de musique et elle m'a fait kiffer le piano par exemple. Je n'y ai jamais rien compris, mais cela ne m'empêche pas d'en jouer un petit peu. Sinon, je jouais pas mal de batterie et de percussions. Par la suite, je me suis mis à la prod et maintenant, je suis plus dans le délire pop électronique.

Baobab : J'ai commencé la musique vers 10 ans. J'ai commencé la prod, lorsque j'ai rencontré Hugo (JLB). J'ai toujours voulu être dans la musique et la vie est cool (rires).

Comment vous êtes-vous débrouillés pour signer sur le label Up Music ?
JLB : Nous avons sorti "Patatoes Attitude" et plusieurs autres sons sur le net - "Marrakech", "Wild Rhubarbe" - pour tripper.

Kbc : Un jour, un mec de chez EMI est venu nous proposer un contrat. Nous avons réfléchi, puis nous avons été contactés par Up Music. Grâce à eux, nous avons travaillé avec les Freaks, qui ont produit l'album et réarrangé nos prods. C'est arrivé comme ça et pourtant nous n'avions pas demandé grand chose (rires). Nous avions juste un Myspace, qui commençait à tourner, et nous sortions des sons assez régulièrement.

JLB : C'est surtout grâce au titre "Marrakech" qui était un son club dans le délire tube de l'été. Nous avons vu qu'il marchait un peu, puis nous avons enregistré "Wild Rhubarbe" et les gens accrochaient aussi. C'est ce qui a permis le buzz.

Vous sortez donc votre premier album. Comment le décrivez-vous ?
Kbc : Nous aimons bien l'album ! Il est plutôt club, pop, nous chantons beaucoup et cela reste pas mal du second degré. Nous ne nous prenons pas au sérieux du tout et nous sommes comme cela même dans la vie : nous nous tapons des barres tout le temps, nous faisons la teuf, nous sommes barges. Pour le moment, il y a douze titres, qui ne sont pas tous dans le même délire. Sans parler des prods, il y a des titres envers les filles, des trucs cool et d'autres moins (rires).

JLB : Nous avons fait l'album en nous éclatant. C'est notre délire. Nous nous sommes fait plaiz'. Nous espérons que des personnes vont bien délirer dessus.

L'album a été produit par The Freaks, les producteurs de Fatal Bazooka. N'avez-vous pas peur du manque de crédibilité ?
JLB : Nous avons bossé avec les Freaks parce que la maison de disques nous a proposés de travailler avec eux. Nous ne connaissions pas trop, mais nous avons flippé au début quand nous avons entendu le nom de Fatal Bazzoka. Quand nous sommes arrivés, nous avons déliré tout de suite. Ce sont des bons gars et l'ambiance tuait ! Ils sont de bons producteurs. Lorsqu'on s'y intéresse d'un peu plus près, Fatal Bazooka est un délire et nous aussi, nous aimons bien délirer. Nous n'avons pas peur de la crédibilité. Je crois qu'il y a assez de gens crédibles dans la musique. Nous, nous sommes là pour nous éclater et faire du son pour la fête. Nous ne nous prenons pas la tête.

Votre premier single s'intitule "Les Filles adorent". Quelle est l'histoire de ce morceau ?
Holfe : Nous avons commencé sur un délire, mais nous avons retaffé la prod et les couplets. Nous avons voulu faire tout simplement un morceau sur ce que les filles adorent !

JLB : Nous avions déjà tous les thèmes écrits et des prods de Bao ou Kb. En arrivant en studio, nous avons kiffé un bridge (un des passages du morceau, NDLR) qu'avait les Freaks sur un son. Nous l'avons développé et fait tout un instrumental. A partir de là, nous avons écrit des paroles pour tripper, pour taquiner les filles. Nous nous sommes faits plaisir, nous ne nous sommes pas posés de questions. Nous avons parlé de ce qu'aiment les filles, ce que nous aimons qu'elles fassent. Nous avons bien kiffé le morceau, il nous fait délirer. Plus tard, nous avons tourné le clip dans le délire un peu teens, des jeunes qui se plaquent dans les casiers pour observer les filles. Le tournage était super et nous avons bien déliré.

Avez-vous des anecdotes de tournage ?
Kbc : La scène de la fin, où nous sommes devant le maison, retournés et trempés, a dû être refaite une bonne dizaine de fois. Il fallait tout le temps se retremper et il faisait super froid ! Nous n'avons pas kiffé du tout, mais le réal et l'équipe étaient morts de rire ! Ce moment était assez fun.

Djouz : Durant une scène, je me suis fait mordre par un chien, le blanc. Il n'était pas très cool, mais on ne peut rien faire. S'il y a faim, il y a faim ! (rires)

Baobab : A un moment, nous devions sauter dans la piscine à une heure du matin. J'avoue que j'étais bien crevé et nous avons aussi tourné cette scène dix fois. C'était chaud !

Holfe : Pour moi, c'est la scène de la barrière où je suis tombé (rires). A la base, je devais courir et prendre appui sur une main de Kbc et sauter au-dessus de la barrière, en saute-mouton. Au début, je m'étais dit que je n'allais jamais réussir, mais j'ai quand même essayé. Je cours, prends mon élan et y arrive, mais je n'avais pas les bons vêtements. Je change de vêtements et réessaye, mais je me suis pris la barrière et je me suis fait bien mal ! Finalement, on a trouvé un autre truc.

Répondre à des interviews est tout nouveau pour vous. Comment vivez-vous cette expérience ?
Kbc : Nous nous répétons, c'est cool ! (rires) En même temps, c'est relou des fois, mais nous comprenons. C'est carrément normal, mais nous n'avons jamais été habitués à cela.

JLB : Là, nous sommes posés et c'est cool, c'est marrant, mais parfois, nous buguons un peu et nous ne savons pas trop quoi dire ! (rires). Cela fait carrément plaiz' et au moins, nous pouvons nous exprimer sur notre travail.

Quels sont vos projets pour la suite ? Avez-vous des scènes de prévues ?
Kbc : Pour le moment, nous sommes plutôt en mode promo.

Djouz : Pour le moment, nous n'allons pas faire de scènes parce que nous sommes plus sur la promo de l'album et il y a la rentrée. Nous allons reprendre les cours, mais nous comptons en faire assez rapidement.

Kbc : Il ne faut pas oublier de dire que nous devons encore répéter pour que cela fonctionne en live.

JLB : Nous allons essayer de nous voir tous les week-ends pour faire des répètes tous ensemble durant septembre et octobre. Nous allons bientôt travailler sur le live, parce que nous pouvons faire mieux sur scène.

Comment envisagez-vous l'accueil de l'album ? Appréhendez-vous de n'être qu'un simple buzz avec "Les Filles adorent" ?
Baobab : Oui, je stresse un peu et je me demande s'il va marcher, si les gens vont se déplacer pour acheter l'album.

Kbc : En refaisant des clips et s'il y a moyen de les diffuser, je pense que le groupe ne pas mourir de sitôt. Si nous continuons à être dans notre délire et que cela continue à plaire, je ne vois pas pourquoi cela 'cuterait' d'un coup. De plus, nous continuons à produire et écrire tout le temps des textes, nous sommes super motivés !

Avez-vous déjà rencontré vos premiers fans ?
JLB : Oui, nous en avons rencontré une. Quand nous allons faire du son chez Kbc, nous avons besoin de manger des gâteaux ou des Kinder, et nous appelons une fille qui habite pas loin et nous les ramène. Ce n'est pas gentil du tout, mais quand nous avons besoin de faire la vaisselle, nous l'appelons aussi ! (rires) Mais nous ne profitons pas, c'est marrant ! Elle est super gentille !

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