miCkey [3d] : "Ce n'est plus tout à fait la même histoire"
Après une échappée solo, l'électron libre Mickaël Furnon fait renaître MiCkey [3D] de ses cendres avec un nouvel album : "La Grande Evasion". Rencontre et session acoustique avec cet artiste posé, qui apprécie les escargots, pas seulement dans une assiette.
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On t'avait laissé à trois, sur le dernier album, tu es désormais le seul à rester de l'aventure initiale. Que s'est-il passé ?
La nouvelle version de miCkey [3d], c'est sans les deux acolytes que j'avais avant, parce que cela faisait longtemps que l'on n'avait plus d'atomes crochus, que l'on ne se voyait plus et que l'on ne faisait plus de musique ensemble. J'ai décidé de me lancer dans un nouveau disque sans savoir vraiment où j'allais. Puis, pendant l'enregistrement, j'ai eu envie de faire participer des copains musiciens au projet, je leur ai demandé de venir jouer de la trompette, de la batterie, de la basse... Quand le disque a été fini, je me suis rendu compte que c'était un disque de miCkey [3d], tout simplement parce que c'étaient mes chansons, écrites et composées par moi, et partagées avec d'autres musiciens. En l'écoutant, c'était assez flagrant. J'ai donc continué à appeler ça miCkey [3d] en mettant le "3d" entre parenthèses pour bien signifier que ce n'était plus la même histoire mais que cela reste toujours un projet autour de moi et de mes chansons.
Alors justement, qui as-tu emmené avec toi dans cette nouvelle aventure ?
J'avais remarqué cette chanteuse, Cécile Hercule. Je trouve qu'elle a beaucoup de talent. Je lui avais demandé de venir sur la route avec moi, avec ses musiciens. On s'est de suite bien entendu, elle s'est ajoutée au truc. C'est un peu atypique puisqu'elle fera mes premières parties et, par la suite, elle et ses musiciens me rejoindront sur scène. Je ne sais pas si cela s'est déjà vu mais on trouve ça assez marrant ; on va voir ce que cela donne.
"La grande évasion", le titre de l'album, a-t-il ainsi une résonance particulière ?
C'est plus rapport à ce qui se trouve dans le disque. J'ai essayé de m'évader pas mal, de m'inspirer de voyages, de lieux qui m'ont donné l'envie d'écrire de petites histoires. J'ai essayé de m'éloigner de mes thèmes de prédilection, des chansons "un peu engagées" comme on dit, dans le social, un peu politico-poétiques. Là, je suis parti dans d'autres choses, j'ai voulu m'évader de moi-même.
Comment sont nées ces petites histoires ?
Au départ, c'est quelque chose de vécu. Quand je raconte "La footballeuse de Sherbrooke", j'ai effectivement été un jour au Québec et j'ai vu un match de football féminin. Tout est autobiographique au départ, puis les choses sont romancées. C'était assez marrant, je n'avais jamais trop fait cet exercice-là : partir d'une idée et créer une petite histoire comme si je l'avais vécue. Je ne l'avais jamais fait, c'est bien des fois de se bousculer un peu.
Comment et avec qui as-tu travaillé sur ce disque ?
Je commence toujours de la même manière, avec mes petites maquettes, mes petits trucs. Je bricole et je garde des choses pour la fin. Je vais ensuite dans le même studio, avec le même ingénieur du son depuis des années. Là, j'essaie de finir les chansons et d'arranger ce qu'il y a à refaire. C'est à ce moment là que je fais appel à des musiciens qui viennent, par exemple, jouer de la trompette ou encore de la batterie, afin d'amener de la fraîcheur et des idées.
Parle-nous du single "Méfie-toi l'escargot" et de son clip assez drôle...
C'est un titre assez "poppy", un peu vague et flou, comme ça les gens peuvent y trouver ce qu'ils veulent à l'intérieur. C'est pour dire en quelque sorte que, dans la vie, quand on va lentement et que l'on a une coquille fragile sur la tête, on peut se faire écraser par des grosses chaussures. C'est un morceau frais que l'on prend plaisir à jouer sur scène car il est fun. Au niveau du clip, on est assez content, on a fait appel à Samuel Hercule, qui est justement le frère de Cécile Hercule. Son travail m'avait plu, il avait beaucoup d'idées et il a pensé à cette petite fille qui va chercher des escargots avec son papa et qui, à la fin, retrouve dans son assiette un escargot qu'elle avait un peu pris en amitié. On se pose ainsi des petites questions...
Revenons sur "La footballeuse de Sherbrooke". T'es-tu senti obligé de refaire un titre sur la ballon rond après "Johnny Repp" ?
Non, c'était plus pour l'anecdote, j'aime bien aller au Québec. Les gens y sont proches de nous culturellement, alors qu'ils sont loin géographiquement. C'était plus pour faire un clin d'oeil à ces gens, trop loin à mon goût de nous.
Comment s'annonce le retour sur scène avec cette nouvelle équipe ?
La formation est celle-ci : un batteur, un bassiste, une multi-instrumentiste et chanteuse, Cécile, qui fait les choeurs également. On a joué sur la place des villages cet été en Ardèche, c'était super sympa et on s'est rendu compte que l'on s'entendait très bien. On est content de partir sur la route jusqu'à fin novembre et puis, ensuite, au printemps. Je suis content d'avoir demandé à ces personnes de m'accompagner car ce sont vraiment de bons moments.





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