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Solidays 2012 : compte-rendu du premier jour

La soirée de lancement de cette 14e édition a annoncé la couleur pour le week-end, avec des artistes et un public très en forme.

rédaction le 23/06/2012 pour MusicActu

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Ouverture des portes à 16h et début des concerts deux heures plus tard. Première bonne surprise de la soirée, Blitz The Ambassador, qui fait parler de lui depuis quelques temps, n'a pas failli à sa réputation. Sur une instrumentation entre funk, hip-hop et afrobeat (il rendra d'ailleurs hommage à l'inventeur du genre, Fela Kuti), le rappeur a rapidement trouvé son public, qu'il n'a pas manqué de chauffer pour le reste de la soirée.

Une heure de concert, ça passe très vite, d'autant qu'il faut prendre de l'avance pour aller écouter les autres artistes. Impossible de tous les voir, il faut s'imposer des choix. Ben Howards, malgré quelques problèmes de son après deux ou trois chansons, a captivé son public grâce à sa folk-pop envoûtante et son jeu de guitare en arpèges.

Pas de répit, Orelsan enchaîne sous le dôme, toujours aussi sarcastique, le rappeur alençonnais enchaîne ses titres les plus connus. Accompagné de différents rappeurs, dont certains portant d'amusants masques de lapin, il a enflammé son auditoire. Avant d'interpréter "Pour le pire", Orelsan raconte qu'il a rencontré sa compagne aux Solidays il y a quelques années, pendant un concert de Don Rimini. Difficile de savoir si ce n'est qu'une simple fable ou la stricte vérité !

De nombreux artistes en découverte se succèdent sur les différentes scènes couvertes, que ce soit les "musiciens du métro" sélectionnés par la RATP, dont un groupe de funk attire tout particulièrement l'attention, ou les différents gagnants de tremplins, comme Wine et sa soul énergique, le niveau est très élevé. Sur la plus grande scène, appelée "Paris", se produit une des têtes d'affiche, Selah Sue, manifestement ravie d'être présente : "C'est notre premier festival de l'été, on va vous jouer plein de nouvelles chansons." La chanteuse, avec son dubstep, n'a cependant pas manqué d'interpréter ses tubes comme "Raggamuffin". Les nouveaux titres semblent un peu plus calmes que ce qu'elle a pu jouer auparavant.

Metronomy, autre tête d'affiche, se produit sur la scène Bagatelle sans laisser de repos au festivaliers. Le groupe de Joseph Mount jouera fidèlement les morceaux de son dernier album, "The Englidh Rivera". Probablement un peu fatigué par le rythme effréné du festival, le public a du mal à entrer dans l'ambiance et à danser. Peut-être se préserve-t-il pour Birdy Nam Nam qui joue juste après. Les Djs ont débuté leur set avec des morceaux plutôt récents avant de retourner à ceux des débuts où l'intégralité des sons étaient "scratchés" uniquement avec leurs platines, sans l'aide d'ordinateur.

Ce sera aux Kills de clore la première journée de concert. Alison Mosshart et Jamie Hince ont misé sur des ambiances planantes plutôt que sur leurs morceaux les plus énergiques. Le duo qui se produit généralement seul sur scène était ce soir accompagné de plusieurs joueurs de tambour, un côté mécanique et profond qui n'a pas manqué de marquer les esprits. Le groupe, accueilli chaleureusement, peut oublier les huées des fans de métal au Stade de France lors du concert de Metallica. Il n'a rien perdu de sa fougue. Fin des concerts, le reste de la soirée sera placé sous l'égide de la musique électronique et des Djs. Le show "We Are The 90's" replonge la foule dans les années 90 en jouant uniquement des morceaux de l'époque, de Snoop Dogg à Offspring, de quoi mettre tout le monde d'accord !

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