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Stomy Bugsy

Son dernier album, "4ème Round", est dans les bacs. On pourra également l'apercevoir prochainement au cinéma dans deux films : "Gomez et Tavarès" et "Le Fleuve". Rencontre avec Stomy Bugsy.

Olivier Delay le 31/03/2003 pour MusicActu

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Ton dernier album s'appelle "4ème Round". Pourquoi as-tu choisit de lui donner ce nom ?
Parce que je vois la vie comme un combat. Le quatrième round, c'est quand tu commences à passer du stade d'amateur à celui de professionnel. C'est aussi tout simplement parce que c'est mon quatrième album. Et puis, c'est également parce que j'ai fait de la boxe. C'était pour rendre un hommage. Il y a quelques années, j'ai fait quelques combats de boxe. J'adorais ça, j'avais même envie d'être champion du monde. J'étais partagé entre le rap, le break dance.

Pourquoi as-tu abandonné la boxe ?
Un jour, j'ai vu un champion d'Europe qui allait disputer un championnat du monde à la télé, un champion d'Europe qui travaillait dans un supermarché, il tirait les chariots. Ca m'a énervé et je me suis dit qu'en France, on ne respectait pas assez ce noble art de la boxe. Quand tu vois ce qu'un joueur de foot touche comparé à ce que peut ramasser un boxeur... Moi, j'ai déjà boxé pour un sandwich et une boisson... Jean-Marc Mormek est champion du monde, ses matchs n'ont jamais été diffusés à la télé. Il a fait un combat à Las Vegas, un championnat du monde, il n'y a aucune chaîne de télé qui l'a diffusé, c'est triste.

Comment s'est déroulée la conception ce cet album ?
J'ai écrit au moins un an avant d'entrer en studio. Puis, je suis rentré un an et demi en studio, j'ai retravaillé les textes et les musiques avec Vincent Stora, Desh, Djam L et Maleko. Je ne me suis pas pris la tête mais j'ai voulu faire comme quand j'étais sur un chantier en train de peindre. J'ai d'abord lavé les murs, je les ai poncés, je les ai enduits, je les ai re-poncés. Après j'ai passé la première couche, puis la deuxième et enfin, je les ai vernis et j ai mis la moquette, les rideaux. Et voilà, je livre le chantier au public : mon album.

4eme Round, l'albumCe dernier album apparaît comme une sorte de travelling sur l'ensemble de ta vie et de tes racines. Es-tu d'accord avec cela ? Que représente "4ème Round" pour toi ?
Pour moi, un disque, c' est comme une fête, c'est une réunion. Dans une fête, il va toujours y avoir un moment où l'on va parler du passé, où l'on va parler de ce qu'on a fait lorsque l'on était jeune. Dans une fête, il y a toujours mes amis et c'est pour ça qu'il y a Passi, qu'il y a Hamed Daye. Ce sont mes frères, c'est sanguin entre nous. On peut avoir des petits différents sur des petits trucs, mais entre nous, on est des compagnons. Dans mes albums, j'invite toujours ma famille et on parle du passé, du présent et de l'avenir.

Passi et Hamed Daye ont débuté avec toi dans le groupe Ministère A.M.E.R. On retrouve Passi sur le titre "Viens Avec Moi" et Hamed Daye pour le morceau "Mauvaises Attitudes". Où est passé le troisième ? Pourquoi Doc Gynéco n'est-il pas sur l'album ?
Doc Gynéco aurait dû être dans l'album. On avait fait un titre qui s'appelait "Duel à l'Epée". Mais, au dernier moment, on n'a pas pu le mettre dans l'album, on n'a pas eu les droits. Il y avait une mélodie, une guitare de "Slash" des Guns N'Roses et l'éditeur est passé par la mauvaise personne pour avoir l'autorisation. On n'a pas eu l'autorisation et c'est pour cette raison que Doc Gynéco n'est pas dans cet album.

Tu as également fait appel sur cet album à l'une des membres des Destiny's Child : Kelly Rowland. Comment l'as-tu rencontrée ?
Il y a trois quatre ans, on avait fait un remix des titres des Destiny's Child "Say My Name" avec la radio Skyrock. On avait travaillé, on avait écrit ensemble, on était carrément allé en studio avec Beyoncé. Donc, avec Kelly, on se connaissait et en même temps, j'adore ce qu'elle fait. Quand elle a chanté avec Nelly le single "Dilemma", je trouvais que sa voix ressortait vraiment bien dans ce morceau. Lorsque l'on m'a proposé de faire un titre avec elle sur "Une Femme En Prison", j'ai dit oui tout de suite.

Stomy BugsyL'univers de la prison est également évoqué sur le titre "Bienvenue En Enfer". Est-ce vrai que tu as écrit "Une Femme En Prison" après avoir fait un concert à Fleury-Mérogis ?
Oui, j'étais allé faire un concert là-bas et ça m'a beaucoup bouleversé. J'ai rencontré les mecs et après j'ai rencontré les femmes. Chez les mecs, il y a une sorte de fatalité, il y a une ambiance glauque et dure. Chez les femmes, elles font exactement ce qu'elles font dans la vie : elles maquillent leur mal et leur tristesse. Donc, il y a des rires, des sourires, mais quant tu regardes autour, il y des barbelés, il y a des barreaux, il y a des fusils, il y a des miradors. A l'intérieur des prisons, des fois, tu vas même voir un petit enfant se balader... C'est terrible. J'ai donné des concerts là-bas. T'es là, tu leur apportes de l'amour, de la rage, l'envie de vivre. Après, d'habitude, quand tu laisses ton public, il rentre chez lui, il va dans un café, il continue sa vie. Mais là, tu laisses un public qui va aller dans une petite cellule. Tu te sens coupable d'être libre.

Autre personne qui a participé à cet album : un jeune guitariste, Nawfel. De la guitare dans un album rap, n'est-ce pas un peu inhabituel ?
Non, par pour moi. A l'époque avec Ministère A.M.E.R, on a toujours mis de la guitare dans les titres. Dans le premier album, il y a notamment un titre qui s'appelle "Damnés De La Terre". Dans le deuxième album, sur le titre "Flirte Avec Le Meurtre", il y avait aussi de la guitare, "Les Cloches Du Diable" également. J'ai toujours adoré la guitare quand j'étais petit. J'écoutais beaucoup de rock'n'roll à cette époque là : Fats Domino, Chuck Berry, Elvis Presley... Moi, je fais de la musique pour m'ouvrir vers les gens. J'ai baigné dans tellement de musiques, j'ai tellement des goûts variés, j'écoute de tout. Dans ma voiture, il y a de tout en CD. J'aime tout simplement la musique, qu'elle soit de n'importe où. En plus, Nawfel a un coup de riff ! C'est grave ! J'ai travaillé avec beaucoup de guitaristes, mais lui, quand il a une gratte dans les mains... Il est très jeune, ça fait de lui un surdoué. J'ai écouté son premier album et j'ai adoré. J'avais vu aussi un reportage sur lui à la télé. Il était dans une ville en Amérique avec BB King. Tous les mecs étaient bluffés par lui, tous les blues men. Je n'avais jamais vu ça !

Et puis, sur cet album on trouve également un morceau intitulé "La MC Malcriado" avec entre autres Jacky des Neg Marrons. Quel est l'origine de ce morceau ?
Jacky, c'est comme un frère, comme un cousin, on se connaît depuis tout petit. On a fait un groupe ensemble : la MC Malcriado. Ca veut dire : mal élevé. On a un groupe ensemble où il y a Jacky, Izé, JP et moi. A nous quatre, on représente à peu près toutes les îles du Cap Vert. On chante en capverdien. On a déjà fait l'avant-première de Cesaria Evora au Zénith, on a été chanter pour la fête de l'indépendance du Cap Vert. On a fait plusieurs concerts au Cap Vert, dans des soirées Capverdiennes. Quand on est ensemble sur scène, c'est explosif. On se sent bien, il y a un bon feeling avec le public, on est en osmose total. Chacun a son style différent donc ça fait un cocktail explosif capverdien.

Stomy BugsyAutre personne importante sur cet album : ta maman. Elle apparaît sur le titre "J'suis Né à Pigalle". Etait-ce pour toi une manière de lui rendre hommage ?
Un petit peu ! Ca me faisait plaisir, ma mère sur un morceau à moi, c'était un honneur, surtout dans celui-ci. "J'suis Né à Pigalle" parle de mon enfance. Dans ce morceau, il y aussi un accordéoniste qui joue dedans, Mikael Vigneau. C'est un mec que j'ai rencontré dans un train alors que je faisais de la promo sur le film "Les Jolies Choses". On a sympathisé et après plus tard, une fois qu'il a eu posé son morceau, j'ai su qu'il a été champion du monde d'accordéon et qu'il passait souvent chez Pascal Sevran. Dans la musique capverdienne, il y a beaucoup d'accordéon. Ca fait un morceau qui est un peu mystique, qui est un peu titi parisien. Il y a mes racines capverdiennes, mes racines parisiennes et ma mère. Il y a de tout, c'est un morceau où j'envoie plein de clichés et beaucoup de spiritualité sur Pigalle. C'est un morceau qu'il faut savourer.

As-tu un morceau préféré dans l'album ?
Je ne sais pas. Il y a "Une Femme En Prison", "J'suis Né à Pigalle", il y a "Viens Avec Moi", il y a "Le Jour et la Nuit". En texte, c'est celui là. Il y a beaucoup de facettes de moi dans ce morceau. C'est un morceau très spirituel avec, en même temps, des paroles très barbares. Moi, je dis : "Y a le jour, y a la nuit, l'enfer et le paradis, les riches et les pauvres, les flics et les gangsters. Trop de gens en Dieu ont perdu la foi parce qu'ils n'ont rien eu ou tout eu à la fois". Il y a des phrases qui font très ruelles et des phrases qui approchent du ciel.

Tu es un peu moins "Show lapin" et gangster d'amour sur cet album là. Pour quelle raison as-tu abandonné ces caractères qui collaient à ta personne ?
Parce que ça me saoule. Les médias préfèrent se souvenir de moi comme ça, alors j'ai préféré effacer cette partie de moi. Dans mon jeu, j'ai beaucoup de cartes. Je montre mon jeu et j'envoie ces cartes. Maintenant, j'aime montrer toutes mes facettes, mes personnalités. Je suis schizophrène, si on en retient qu'une seule, ce n'est pas intéressant. Je ne veux pas avoir une étiquette, je n'ai pas envie d'être enfermé dans un tiroir.

Stomy BugsyPas mal de gens dans le milieu hip hop te reprochent et t'accusent d'avoir vendu ton âme depuis Ministère A.M.E.R. Comment réagis-tu face à cela ?
Ce sont des jaloux, c'est tout. Ce sont des gens qui à l'époque de Ministère A.M.E.R disaient qu'on était des racistes, des militants, qu'on était des ennemis publics, qu'on n'avait rien à voir avec le hip hop. Dès qu'on a commencé à faire des carrières solo avec des titres plus accessibles au grand public, ces gens là ont dit que c'était commercial... Je ne sais pas ce qu'ils veulent. J'ai toujours été fidèle à moi-même, fidèle au miens, à mon peuple, j'ai toujours été en train de militer. Je ne connais pas un groupe qui a plus milité que le ministère A.M.E.R. Jusqu'à présent, je continue, mais il y a moins de provocations. Pourtant, il y autant de réalités, de sensibilité dans mes textes, autant de vérité.

Sur ton site Internet, il y a une partie qui évoque différentes personnalités noires américaines et qui illustrent ton intérêt pour la culture afro-américaine des années 70...
Oui, j'ai une fascination, j'ai un délire là-dessus. C'est la libération des noirs, c'est Martin Luther King, c'est Malcolm X, ce sont les Black Panthers. C'est quand les noirs en ont eu marre et se sont dit : "on va être libre, on va être des hommes comme vous". Dans la musique, il y a aussi des choses phénoménales dans les années 70. James Brown, tous les films de la Black Exploitation, "Superfly", "Shaft", "Black César", tout ça. Au niveau musical, cinématographique et politique, il y a plein de choses qui se sont passées dans les années 70 et puis, je suis né en 72.

Stomy Bugsy est aussi un acteur. Comment es-tu venu au cinéma ?
Le cinéma, c'est une prolongation, c'est un approfondissement de tout ce que j'ai toujours fait dans la musique. Dans mes textes, dans tous mes albums, il y a toujours eu des scénarios, que ce soit dans "Dernier Pas Dans La Mafia" avec Akhenaton ou dans "Drôle De Vie" dans cet album. Avant que me viennent les mots, ce sont les images qui arrivent. Le scénario est déjà fait dans ma tête, après je le pose sur le papier. Quand j'étais petit, je faisais du théâtre, j'ai toujours aimé ça. Pour moi, c'est le même métier, il n'y a rien de différent. La musique et le cinéma, pour moi, c'est de l'émotion : l'envie de faire cogiter les gens, de les faire réfléchir, de les faire se révolter, pleurer, rire. La musique et le cinéma, c'est le même métier, le fond est le même, c'est juste la forme qui change.

Stomy BugsyRéaliser un film ou concevoir toi-même une BO de film de A à Z, est-ce que ce sont des choses qui te tenteraient ?
Oui, j'ai envie de réaliser des films. La plupart du temps, c'est moi qui co-réalise mes clips. D'ailleurs, bientôt, je vais réaliser un court métrage, je ferais aussi la BO car je sais exactement le son qu'il faut pour coller à mes images. C'est clair que j'ai envie de faire ça. Sur ce court métrage, je vais aussi jouer un peu dedans, mais je ne veux pas en dire plus. Quand tu as des projets n'en parle jamais, ça porte la poisse. Je n'aurais même pas dû en parler.

On va bientôt pouvoir te voir dans le film "Gomez et Tavarès". Quel personnage interprètes-tu ?
Je joue le rôle du lieutenant Carlos Gomez, un flic du 93, un flic incorruptible, tout ce qu'il y a de plus droit et de plus froid dans la police. Je vais être muté à Marseille pour faire équipe avec un autre flic, Maxime Tavarès, interprété par Titoff. Lui, c'est un arnaqueur, magouilleur, braqueur, tout ce qu'il y a de plus pourri. Mais, en même temps, c'est un flic très chaleureux. Là-bas, je vais donc découvrir ça, on va être en litige, on s'affronte pendant tout le film. Il veut m'amener sur son terrain et moi dans le mien. Il y a une grosse histoire policière autour de ça. C'est un film d'action, avec beaucoup de comédie. Ca fracasse, ça explose de partout et en même temps, c'est très subtil. Les personnages sont bien joués, c'est dirigé par Gilles Paquet Brenner avec qui j'ai fait "Les Jolies Choses". Gilles est un excellent directeur d'acteurs, c'est quelqu'un qui aime le jeu avant tout. Ce film est un mélange entre le cinéma d'auteur, le film d'action et la comédie, c'est un film particulier.

Et puis tu as également tourné dans le film 'Le Fleuve'...
Dans 'Le Fleuve', j'ai le rôle d'Alpha, un jeune garçon qui est torturé par la perte de ses parents. Son père a été torturé quand il était petit en Guinée. Alpha a perdu son meilleur ami, il l'a vengé et il va être mêlé à un meurtre. Cela va l'amener à fuir la France pour aller se cacher au Sénégal. Il va traverser tout ce pays pour se rendre ensuite en Guinée. Lorsqu'il arrive au Sénégal, sa cousine tombe amoureuse de lui et va le suivre en Guinée. Sur place, il va retrouver ses racines africaines. Au départ, il est un peu perdu et au fil du film, il va commencer à se retrouver petit à petit. C'est un road movie, une fuite, une recherche.

Stomy BugsyEnfin, tu t'es aussi intéressé à la production avec le lancement de ta propre structure, le label Show Lapin. En 1999, un premier album est sortit : "Mixomatose". Où en es-tu actuellement ?
Peut-être que je réaliserais ou que je coproduirais un des films que j'espère faire. Mais, sinon, je ne suis pas un directeur de label, je suis tout sauf un businessman, je suis un créateur avant tout. Pour le seul album qui est sortit, j'ai produit Deux Doigts, Kybla, les Rongeurs, Novices du Vice. En fait, tous ces mecs là, ce sont des amis d'enfance. Je trouvais qu'ils avaient du talent, je leur avais promis que si un jour je pouvais faire quelque chose pour eux, je le ferais et je l'ai fais. Mais, je ne suis pas un producteur, quand je fais quelque chose, je ne regarde pas combien d'argent je vais pouvoir me faire. Je vois d'abord ce que je vais pouvoir créer et laisser comme traces sur un plan artistique.

Tu devais monter sur scène avec Kelly Rowland lors de son concert à Paris le 22 avril prochain pour interpréter en duo le titre "Une Femme En Prison". Sa venue en France est pour le moment reportée. Quand pourra-t-on te voir sur scène ?
Je vais faire une tournée dans toute la France pour aller parler de mon album et je vais faire des show cases un peu partout. A chaque fois, j'interprèterais cinq titres, ce qui va me permettre de retrouver un peu la scène. Ce n'est pas totalement une ambiance de concert, mais on attend que l'album ait du succès pour organiser ça.

Que serait ton plus beau rêve musical ?
Ce serait de refaire Ministère A.M.E.R. avec tout le monde, avec Passi, avec Hamed Daye, avec Kenzy, avec Doc Gynéco, avec Bouboule, avec DJ Guedj. On a récupéré notre nom donc on pourra le refaire, c'est en projet, c'est en chantier.

Stomy BugsyPourquoi Ministère A.M.E.R. s'est-il effacé au profit de ta carrière solo ?
Ce n'est pas exactement ça. Avec Ministère A.M.E.R, on était grillé de partout, on avait plusieurs plaintes de syndicats de police, même du Ministère de l'Intérieur, (NDLR : Ministère A.M.E.R a également eu des problèmes avec la justice et a été condamné pour provocation et incitation à la violence pour le titre "Sacrifice De Poulets"). On était interdit de concert dans toute la France. Ce qu'il faut savoir, c'est que pour organiser un concert, il faut une autorisation du préfet de police. Les préfets ne donnaient pas d'autorisation. Quand un artiste, un musicien, un chanteur ne peut pas vivre de sa musique, il est foutu. Avec tous ces problèmes, j'ai donc décidé de faire une carrière solo. Gynéco a fait sa carrière solo et j'ai dit à Passi : "Il faut que toi aussi tu fasses une carrière solo", et j'ai tout fait pour qu'il le fasse. Je ne voulais pas qu'il y en ait un de nous qui fasse un succès, qui réussisse et que les autres soient à la traîne. Ca a toujours été un truc collectif, décidé entre nous, ça n'a jamais été un truc hypocrite, ingrat pour se sauver, pour aller faire sa maison, ses chiottes en or, tout seul, dans son coin. J'ai toujours voulu que tout le monde fasse son truc, j'ai toujours poussé pour que tout le monde fasse sa carrière solo et c'est ce qui s'est passé.

> Stomy Bugsy sur le net : www.stomybugsy.com

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