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Neg Marrons

Leur nouvel album "Héritage" est dans les bacs. Ils se produiront à Paris le 2 décembre à l'Elysée Montmartre avant de partir en tournée dans toute la France. Rencontre avec les Neg Marrons, Jacky et Ben J.

Olivier Delay le 10/11/2003 pour MusicActu

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Après "Rue Case Nègre" en 1997, "Le Bilan" en 2000, vous venez de sortir votre nouvel album "Héritage". Que représente-t-il pour vous par aux précédents ?
Jacky : Il y a une évolution, mais ça reste dans la continuité. Le premier album, on l'avait enregistré à Londres avec des musiciens jamaïcains. Le deuxième album, on l'a plus travaillé avec des musiciens qui résidaient en France et avec, également, la collaboration Tyrone Downie. Tyrone Downie était le clavier de Bob Marley. Maintenant, même si pendant toutes ces années, on a travaillé au niveau musical, au niveau des mélodies pour marquer l'identité Neg Marrons, pour ce troisième album, on a décidé de partir en Jamaïque pour justement se pencher sur l'évolution de notre son. En allant, en Jamaïque, on est parti puiser le son de la Jamaïque et cette évolution.
Ben J : C'est clair qu'à l'écoute, ce troisième album est le plus abouti. Mais c'est l'expérience des deux précédents qui nous a permis d'acquérir un certain professionnalisme et qui nous permet d'être un peu plus pointu au niveau du son.
Jacky. : Pour les deux premiers, à la base, nous, on voulait plus imposer notre style à nous, notre couleur musicale, nos mélodies, notre message. C'était ça qui importait avant même d'aller solliciter l'expérience des anciens et de repartir vraiment à la source du reggae.

Votre objectif en allant travailler sur cet album à la Jamaïque c'était donc de garder votre identité forte tout en s'inspirant de ce qu'il y a la-bas, mais sans en faire une pâle copie...
Ben J : Exactement ! Et c'est d'ailleurs ce que les musiciens jamaïcains ont apprécié en nous. On est arrivé avec les trois quarts du travail déjà fait. On avait maquette la presque totalité de l'album en France. Ils ont vraiment apprécié notre originalité et le fait qu'il y ait un échange qui se fasse au niveau du travail. Ils se sont rendus compte que l'on n'est pas venu photocopier ce qui se faisait en Jamaïque. On est venu vraiment créer et ça a été une belle alchimie, une belle expérience pour nous.

Comment s'est déroulée cette collaboration avec les artistes et les musiciens jamaïcains ?
Ben J : On avait tout préparé ici avant de partir et on savait avec qui on allait bosser. On avait choisi Sly & Robbie. Ce sont des gens qu'on a pu écouter depuis tout jeune déjà puisqu'ils ont fait Black Uhuru, c'est eux qui font fait Chaka Demus and Pliers, c'est eux qui ont fait "Aux armes etc..." avec Gainsbourg, ils ont plein d'expérience . C
on avait déjà artistiquement une bonne direction
'est un privilège de bosser avec eux. L'occasion s'est présenté et dieu merci, ils ont accepté, ça a pu se faire. On a pris aussi Frenchie, c'est un gars qu'on a pu écouter sur les deux albums de Raggasonic. Il a sorti ensuite quelques projets perso.
Jacky : Frenchie, c'est lui qui est derrière "Tout le Monde Debout" avec un featuring de Mister Vegas
Ben J : C'est un gars qui a une touche aussi assez originale et qui a vraiment une patte dancehall avec une bonne énergie, bien dynamique. En partant, d'ici, on savait déjà ce que l'on allait rejouer, ce qu'on allait refaire, qui on allait solliciter. On savait déjà qu'il nous fallait Tyrone Downie pour mettre sa patte. Pour les mélodies, on savait déjà dans quel sens on allait, on avait déjà artistiquement une bonne direction.

Comment avez-vous rencontré Mister Vegas qui interprète avec vous le single "Tout le Monde Debout" ?
Ben J : C'est Frenchie qui nous l'a présenté. Nous, on était en studio en train d'enregistrer la version intégrale Neg Marrons de "Tout Le Monde Debout".
ce n'est pas une collaboration business mais vraiment une belle alchimie
A la suite de ça, Mister Vegas est arrivé. Tout de suite, il est vraiment rentré dans "la vibe". Ma musique lui a plu, sachant que c'est un style de riddim très tendance en Jamaïque. Il nous a demandés de quoi il s'agissait, de quoi on parlait dans ce texte et à partir de là, il est parti derrière le micro et il a écrit son texte en même pas une heure. C'est vraiment une collaboration qui s'est faite au feeling. Ca s'est très bien passé, je crois que les gens le ressentent, ce n'est pas une collaboration business mais vraiment une belle alchimie.

Ce voyage en Jamaïque a aussi été l'occasion pour vous de faire plein de rencontres Beenie Man , Capleton... Y-a-t-il d'autres projets dans l'air pour l'avenir ?
Ben J : Oui ! J'ai Capleton qui m'a appelé hier pour prendre de mes nouvelles ! C'est vrai qu' en Jamaïque, on a rencontré plein d'artistes qu'on apprécie pas mal. Maintenant qu'on y est allé, qu'on a vu comment ça se présentait, comment le travail se fait sur le terrain, je pense que l'on aura plus de facilités si vraiment un jour on a besoin de collaboration au niveau DJ, artistes jamaïcains. On a le filon et c'est clair que dans les années à venir, je crois que l'on fera d'autres collaborations comme celle de "Tout Le Monde Debout"

Et là-bas, est ce que vous avez eu l'occasion de jouer sur scène ?
Jacky : on ne l'a pas fait, mais la Jamaïque, c'est le pays de reggae. Pour un groupe comme nous, c'est notre souhait et c'est même un rêve d'aller jouer là-bas. Peut-être qu'un jour, on aura l'occasion de faire un reggae festival Sunsplash et que le seul groupe qui représentera la France, ce sera Neg Marrons !

Héritage, l'albumEnsuite vous êtes revenu en France pour mixer cet album. C'est une autre figure du reggae qui s'en est occupé : Fatta. Quel était votre intention en faisant appel à lui ?
Jacky : Rester toujours dans cet univers jamaïcain. On est parti en Jamaïque pour enregistrer les morceaux et le mix ça reste dans la continuité. On a sollicité Fatta pour garder ce groove jamaïcain, pour qu'il nous apporte toute cette rondeur au niveau des basses, cette lourdeur au niveau de la drum. On voulait se rapprocher le plus possible du son de la Jamaïque, ce qu'un français n'aurait malheureusement pas pu faire.

Votre dernier album s'appelle "Héritage". "Héritage", c'est le nom d'un des seize morceaux de l'album . Ce morceau est une sorte d'hommage à vos parents respectifs. Est-ce la raison pour laquelle vous avez repris ce titre pour baptiser l'album ?
Jacky : "Héritage" est un morceau très personnel. Moi, je parle des différentes valeurs que mon père m'a inculquées et Ben J parle des différentes valeurs que sa mère lui a inculquées.
Héritage" est un morceau très personnel
Les valeurs, c'est un héritage. Nos parents, eux-même, ce sont des valeurs que leurs parents leur ont inculquées. Tout ça, c'est une succession qui va de grand-père à enfants et de père en fils. Et puis, on a choisi de l'appeler "Héritage" car c'est également un héritage musical pour en revenir encore une fois à la Jamaïque, le pays du reggae. "Héritage", c'est vraiment un mot qui, pour nous, collait bien car il a différentes caractéristiques, aussi bien héritage culturel qu'héritage musical.

Cet importance de l'héritage culturel et musical a déjà marqué votre parcours. Il y a quelques années vous avez participé à "Bisso Na Bisso"...
Ben J : Le Bisso, c'est une aventure qui a commencé parce que je suis originaire du Congo. A cette époque, ce pays connaissait des troubles qui nous touchaient. Pour faire simple, il y avait la guerre au pays. Au départ, on a essayé de réunir une petite équipe d'artistes congolais en France avec Arsenik, Passi, les 2 Bal, Ben J et moi-même. A la base, on a fait un morceau et ça s'est bien passé. On a donc décidé d'en faire un deuxième puis ça s'est encore mieux passé. Alors, on a décidé de faire un album. Ca nous a permis de faire découvrir aux gens la richesse du patrimoine musical africain. On a invité pas mal d'artistes de la scène musicale africaine, afro antillaise, des gens comme Jacob Desvarieux, Tanya Saint-Val, Papa Wemba, Koffi Olimidé. On a repris des standards africains pour repartir à la source et réactualiser un peu tout cet héritage que ces grands noms de la musique africaine nous ont laissé.

Les Neg MarronsSur le titre "Juste Pour Toi" vous chanter avec une artiste guadeloupéenne, Kwin. Pouvez-vous nous la présenter ?
Jacky : Kwin, c'est une jeune fille avec qui on a travaillé bien avant de sortir notre premier album. On l'a connaît depuis 93, 94. C'est vraiment une fille pour qui on a beaucoup d'admiration, que ce soit humainement comme au niveau de son travail. Elle a énormément de talent. On avait déjà collaboré avec elle sur l'album précédent, sur un titre qui s'appelle "J'Ai Dit Oui". Pour cet album, on l'a à nouveau sollicité, tout simplement parce qu'elle chante énormément bien et qu'elle a une voix hors du commun.

Parmi les featurings, on retrouve aussi des vieux potes, Pit Baccardi et Arsenik sur le morceau "Dead"...
Ben J : On retrouve Arsenik et Pit parce que c'est la famille. "Dead", c'est morceau qui est une performance sur un instru bien dur, 100%hip hop, production Medeline. On a voulu se faire plaisir et on a vraiment fait ce morceau au feeling. Sachant que cette collaboration s'est bien passée, on a comme projet de faire un album justement tous ensemble, à savoir, Arsenik, Pit Baccardi, Neg Marrons, qui s'appellerait le noyau dur. C'est un projet qui verra certainement le jour en 2004.

Sur le titre "Dis-Moi Si J'Te Saoule", on entend la voix de Jamel Debbouze, or ce n'est pas Jamel Debbouze qui parle. A qui appartient cette voix ?
Jacky : C'est son frère. ! Non, c'est Samir. Samir, c'est quelqu'un avec qui on travaille sur différents projets et c'est quelqu'un qu'on apprécie énormément. Il a l'avantage ou le désavantage d'avoir cette voix très similaire à celle de Jamel. Mais, nous, on ne l'a pas sollicité pour ça, sinon, on serait parti voir Jamel directement. Là, il est venu nous donner un petit coup de main sur ce morceau "Dis-Moi Si J'Te Saoule", un morceau qui relate un peu le quotidien du Neg Marrons.

Un quotidien donc parfois difficile...
Jacky : Non ! Ce n'est pas difficile, bien au contraire !
Et surtout, continuer à nous solliciter !
Déjà, c'est un morceau à prendre au deuxième degré et puis, c'est plus un clin d'oeil à tous les gens qui nous sollicitent, à tous les fans. C'est une espèce de reality show musique.
Ben J : Et surtout, continuer à nous solliciter ! Le jour où on nous sollicitera plus, on le vivra mal et on pourra plus faire de textes comme ça !

Enfin dernier featuring de cet album : Faya D sur le titre "Pyromane"...
Jacky : Faya D, c'est aussi quelqu'un avec qui l'on a grandi, qui gravite autour de nous depuis de longues années. Ca, ça reste encore dans le cercle fermé des Neg Marrons, la familly brown. Faya D, c'est une jeune artiste qui a énormément de talent, qui prépare son album qui verra le jour en 2004. On a voulu faire un morceau très punch, rempli d'énergie. C'est un morceau bien dynamique et qui sur scène fait mouche à chaque fois, c'est un morceau qui a énormément d'intensité.

Avec ce nouvel album, vous allez faire de la scène. Comment va se dérouler votre tournée ?
Ben J : Il y a une tournée qui est prévue à partir de début janvier dans toute la france. Il y a une quinzaine de dates, on fera les grandes villes, des petites aussi.
Ca va être vraiment, un grand spectacle, un grand show
Le 2 décembre, on sera à l'Elysée Montmartre pour le premier concert des Neg Marrons à Paris. Ca va être vraiment, un grand spectacle, un grand show. Il y aura nos musiciens, nos danseuses. Il y aura pas mal d'invités aussi.
Jacky : Neg Marrons a toujours eu deux formations quand on se produit sur scène : La formation sound system accompagné de Lord Issa et la formation accompagnée de musiciens où là, on est accompagné d'un batteur, d'un bassiste, d'un guitariste, d'un clavier et de deux choristes. Il y a aussi une tournée africaine qui se prépare également, une tournée dans le pacifique, dans les DOM TOM, sachant qu'on a déjà fait des concerts dans le pacifique, en nouvelle Calédonie, à Tahiti et là on y retourne.

Y-a-t-il une différence entre ce public et celui, ici, en métropole ?
Ben J : Oui, c'est clair ! Là-bas, il y a très peu d'événements, les gens ont rarement l'occasion de recevoir des artistes. Quand il y a des artistes qui font le déplacement avec 24 heures d'avion par exemple pour aller à Tahiti, le public sait que l'artiste a fait un effort et le public nous le rend vraiment bien.
on sent vraiment que le public donne une énergie
Nous, en Nouvelle Calédonie, on a pu voir 15 000 personnes en train de chanter nos morceaux sur le bout des doigts : "Lève-Toi, Bat-toi", "Le Bilan"... Ils donnent vraiment le maximum, on sent vraiment que le public donne une énergie.
Jacky : la différence que l'on peut vraiment remarquer, c'est que par rapport aux concerts que l'on fait en France, les gens réagissent vraiment fortement sur les singles. Quand tu te trouves à l'étranger, tu te rends compte que c'est vraiment tout ton album qui a un impact. Pendant toute l'heure de show, les gens réagissent quasiment de la même manière sur chaque titre. En France, c'est plus les morceaux single où il y vraiment le feu.

Les Neg MarronsJacky et Ben J, ce n'est pas seulement les Neg Marrons. Vous vous occupez aussi du label "Première Classe". Quels sont les activités de ce label ?
Ben J : "Première Classe", c'est un label que l'on a monté entre amis, Jacky, moi-même, Patou, Stéphane et Pit Baccardi. A la base, on organisait des collaborations de différents rappeurs que l'on sortaient en maxi vinyle. Et puis, ensuite, l'opération s'est révélée intéressante, on a vu qu'il y avait une demande par rapport à ça. On a sorti une compilation "Première Classe Volume 1" qui a bien fonctionné, qui a eu un bon accueil. Dans cette compile, il y avait différents groupes installés et aussi différents jeunes artistes. Ensuite, on a fait "Première Classe Volume 2" et entre temps, il y a l'album de Pit Baccardi qui est sorti Enfin, depuis, on a sorti pas mal der projets comme Tandem, l'Skadrille. Aujourd'hui, produire des artistes, c'est vraiment une activité qui est importante. Ca nous permet déjà de transmettre une expérience, et puis ça nous permet aussi de révéler des artistes qui ont du talent et qui n'ont pas forcément de structures autour d'eux. Aujourd'hui, on a la possibilité de le faire et c'est une démarche importante pour nous.

Pour les mois à venir, y-a-t-il de nouveaux artistes, de nouvelles sorties ? Quels sont les projets du label ?
Ben J : Il y a un des groupes, Tandem, qui prépare son nouvel album et qui arrivera certainement mi 2004. On prépare également la compilation "Première Classe 3". Elle sera 100 % hip hop français avec différents invités, c'est vraiment un gros projet. On est encore en train de préparer un projet dancehall qui devrait avoir lieux toujours mi 2004. Il y a aussi Pit Baccardi qui sortira son album début 2004.

Lorsque vous avez débuté votre carrière musicale, vous avez choisi de vous appelez les Neg Marrons. Quelle est la signification et l'origine de ce nom ?
Jacky : A la base Neg Marrons, c'est un nom rebelle. C'était les esclaves insoumis, donc les esclaves qui fuyaient les champs de coton, les colonies.
Neg Marrons ça veut dire vivre libre et ne pas être une marionnette manipulée par le système
Quand on a décidé de s'appeler les Neg Marrons, à l'époque c'était, pour fuir tous les stéréotypes et tous les préjugés qu'on pouvait nous attribuer. Aujourd'hui, peut-être que ça se passe un petit peu mieux, mais à l'époque, on n'avait pas le même statut. Malheureusement, quand tu es jeune, que tu es noirs et que tu as grandi en banlieue, souvent, on te colle des étiquettes sur le dos. Jeunes, noirs banlieues = voleurs, drogués ou délinquants, bref tout ce genre de stéréotypes que l'on pouvait nous attribuer. Le fait de s'appeler Neg Marrons, c'était se mettre dans notre direction, la musique et fuir ces différents préjugés.
Ben J : aujourd'hui, Neg Marrons, ça veut dire exister par ses convictions. Neg Marrons, ça veut dire exister par ces idées, Neg Marrons ça veut dire vivre libre et ne pas être une marionnette manipulée par le système.

Le groupe Sniper est actuellement au centre d'une polémique avec Nicolas Sarkozy. Le ministre de l'intérieur a qualifié leurs textes de racistes, antisémites, injurieux et menace de porter plainte. Il y a quelques années des artistes du secteur A, collectif dont vous faites parti ont connu ce genre de situation. Quel sentiment cela vous inspire ?
Jacky : Forte la censure !
Ben J : Honnêtement, je n'ai pas bien suivi ce que Sarkozy a dit sur les Sniper, mais ce qui est clair, c'est qu'aujourd'hui, c'est dommage de voir qu'il y a une censure. Aujourd'hui, artistiquement, on n'est pas libre d'exprimer ses idées, ses pensées
C'est une manière de ternir l'image de notre musique
Jacky : Ils les ont attaqués sur leur propos comme quoi, ils incitaient à la violence. Ca ressemble effectivement un petit peu à la même attaque qui avait été faite au Minister Amer de vouloir "sacrifier du poulet". Tu te rends compte que, tout simplement, c'est peut-être encore une manière de l'état de mettre un frein à notre musique et de faire croire que notre musique est uniquement basée sur la violence ou des propos incitant à la violence alors qu'à côté de ça, il y a d'autres textes, il y a d'autres messages beaucoup plus positifs sur lesquels on ne met pas le doigt.
Ben J : C'est une manière de ternir l'image de notre musique. C'est vraiment dommage parce qu'aujourd'hui, le hip hop, le raga et le reggae c'est la musique de la jeunesse. Que ce soit indexé comme ça sous un aspect vraiment négatif, c'est dommage, ça veut dite qu'à leur niveau, ils n'ont rien compris.
Jacky : C'est vraiment prendre les jeunes pour des "tebés" Sniper exprime une rancoeur dans leur morceau alors on pense que tous les jeunes vont prendre un flingue et aller buter un keuf.

Oublions, les dures réalités du quotidien. Quel serait votre plus beau rêve musical ?
Jacky : Faire que Bob Marley ressuscite et faire un morceau avec lui !
Ben J : Il y a pas mal de gens avec qui on aimerait collaborer, des grands noms de la musique, comme Cesaria Evora, des grands musiciens comme Stevie Wonder, des gens que l'on apprécie énormément. Si un jour vraiment l'occasion se présente, ce sera un privilège pour nous.

> Neg Marrons sur le net : www.neg-marrons.com

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