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Gabriel Evan

Il vient de terminer une tournée où il assurait les premières parties de Kyo. Son premier album s'appelle "La Chute Des Anges". Il sortira un roman du même nom courant 2004. Rencontre avec Gabriel Evan.

Olivier Delay le 01/12/2003 pour MusicActu

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Il y a quelques années, tu as sorti un premier album, "Tome 1", sous le nom de Sin-é. Quels enseignements tires-tu de cette première expérience ?
Je ne renie pas du tout ce premier album. J'ai juste fait l'erreur d'avoir fait un album un peu trop influencé Jeff Buckley, dans la façon de chanter, et en plus d'avoir pris un pseudo, Sin-é, qui est lié à Jeff Buckley. J'avais une formation lyrique et j'écoutais du rock, il y a eu un lien vocal qui s'est fait immédiatement. C'était vraiment s'enterrer par rapport aux critiques que j'allais avoir. C'était un peu une erreur de parcours, mais ça m'a bien servi. C'était une bonne claque dans la figure qui m'a permis de me trouver. J'avais peut-être besoin de ça. J'ai une voix qui peut beaucoup ressembler à celle de Jeff Buckley et il fallait vraiment que je trouve ma façon d'écrire, ma personnalité vocale aussi.

Tu as démarré dans la musique par une formation classique. Qu'est-ce que cela t'a apporté ?
J'ai commencé à l'âge de six ans, j'ai fait du piano classique. Après, j'ai fait du piano jazz, j'ai enchaîné sur de la batterie, de la guitare et puis en dernier, je me suis mis au chant lyrique.
Il y a un certain lyrisme dans mes chansons qui ont une base pop rock
Depuis sept ans, j'ai une formation lyrique, j'ai fait une partie du conservatoire, j'ai un prof de chant qui est chanteur d'opéra. Parallèlement à tout ça, dès l'âge de six ans, j'ai aussi une grande soeur qui m'a fait écouter tous les albums des Beatles, des Rolling Stones. Contraint et forcé au début, je me suis fait ma culture et cela m'a donné une base de culture pop rock anglaise et américaine. J'ai donc en parallèle ces deux cultures, le rock et le classique. Le mélange a fait que je compose maintenant d'une certaine manière. Il y a un certain lyrisme dans mes chansons qui ont une base pop rock. C'est finalement, peut-être, un truc qui fait que j'ai une petite originalité, que j'ai une personnalité quand j'écris.

Sin-é est devenu Gabriel Evan. Comment as-tu choisi ce nouveau nom ? Est-ce un clin d'oeil à Peter Gabriel ?
C'est une légère référence. En fait, je cherchais un nom et un prénom. J'aimais bien Peter Gabriel, donc je me suis dit, pourquoi pas Gabriel. Ensuite, il fallait que je trouve un nom et j'aimais beaucoup le dernier album de Craig Amstrong qui a fait les musiques des films "Roméo et Juliette", "Moulin Rouge". Dans son dernier album, il a fait appel à des artistes comme Bono de U2, à Evan Dando qui est le chanteur des Lemonheads. J'adorais la chanson que chantait Evan Dando et quand j'ai regardé le livret je ne savais pas qui c'était. J'ai vu Evan Dando et je me suis dit : "Tiens, Gabriel Evan !". Mais je n'ai pas pris ce nom parce que je suis fanatique des ces artistes. En fait, il fallait que je trouve quelque chose, j'ai assemblé les deux et ça m'a paru intéressant, ce n'était pas quelque chose que l'on entendait tous les jours.

Ensuite tu as été signé par Columbia et tu as sorti un quatre titres avec une promo indépendante. Pourquoi as-tu choisi ce parcours plutôt que de sortir directement l'album ?
Je ne voulais pas arriver avec une pochette avec moi en poster et la jouer variété française.
Je voulais que les gens découvrent la musique et qu'ils aient un jugement
Etant donné que j'ai une culture vraiment anglaise américaine, je voulais que les gens découvrent la musique et qu'ils aient un jugement : soit ils aiment, soit ils n'aiment pas. Lorsque j'ai signé, ma maison de disques m'a dit oui pour ça et avec une promo indépendante. C'était vraiment pour arriver et me faire connaître un petit peu par les professionnels. On aime ou on n'aime pas, mais il n'y a pas jugement sur des à priori, sur le physique, sur plein de choses.

L'originalité de cet album, "La Chute Des Anges", est qu'il est lié à un roman. Peux-tu nous expliquer quelle est ta démarche ?
J'ai fait un album et un roman en même temps, ils sont intimement liés. Ils s'appellent tous les deux "La Chute des Anges". Dans le roman, on retrouve les clefs qui expliquent totalement l'univers des textes de l'album.
Cette idée de deuxième lecture et de redécouverte de l'album m'intéresse beaucoup
Tout est expliqué dans le roman à l'intérieur d'une histoire. On retrouve par exemple le morceau "Planétarium Circus" et on comprend pourquoi je parle de singe. Toutes les clefs par rapport aux textes sont dans le roman. Contrairement à ce que j'ai déjà pu lire ailleurs, je n'ai pas voulu sortir l'album et le roman en même temps. Je ne voulais pas que l'on pense que je fais un plan marketing béton. L'idée est de donner une seconde vie à l'album et de permettre aux gens de rentrer dans un univers particulier quand ils vont lire le roman. Ensuite, quand ils vont réécouter l'album et relire les textes, ils vont totalement le redécouvrir. Cette idée de deuxième lecture et de redécouverte de l'album m'intéresse beaucoup. Le roman devrait sortir courant 2004.

Comment as-tu travaillé pour mener de front ces deux projets ?
J'ai écrit l'album et le roman en même temps. Ca a été compliqué, il m'a fallu un an et demi pour faire ça. Dès le départ j'ai eu la trame du roman et je savais exactement ce que j'allais faire. J'ai eu dès le début les liens avec certains points clefs, en deux jours. Après, je me suis mis à écrire le livre et en même temps, j'écrivais les chansons. Comme j'avais les moments clefs, ceux-ci correspondaient aux chansons. Comme je savais de quoi j'allais parler, j'écrivais les chansons en baignant dans un univers et j'écrivais les textes en fonction de ça. Je n'ai pas pris des bouts de roman que j'ai jeté comme ça pour faire un album. Il n'y a pas des phrases que l'on retrouve dans le roman.

La Chute des Anges, l'albumEst-ce que tu peux nous en dire un peu plus sur le contenu de ce roman ?
Non, je n'ai pas envie ! Enfin, c'est surtout que c'est très long à expliquer. C'est un peu dans le style de Bernard Werber, celui qui a écrit "Les Fourmies", "L'Ultime Secret", "L'Arbre des Possibles"... Ce n'est pas pareil que lui mais ça y ressemble dans le style d'écriture. Tout le long du roman c'est assez énigmatique, ça converge vers quelque chose, on se demande vers quoi, il y a une montée de suspense et en même temps, la trame est une théorie métaphysique philosophique du monde dans lequel on vit. Je ne peux pas expliquer en deux mots, si j'explique la théorie, on en a pour deux heures. Et puis ce n'est pas qu'un essai philosophique, c'est un roman. Tout converge vers une théorie au milieu d'une histoire qui pourrait arriver à tout le monde.

Pour en revenir à l'album, tu l'as intitulé "La Chute Des Anges". C'est aussi le titre de l'un des morceaux. Pourquoi as-tu choisi de la baptiser ainsi ?
Cette phrase est un peu énigmatique et elle va peut-être prendre une explication avec le roman. Je voulais déjà que les gens s'interrogent sur la signification de ce titre, parce qu'à l'heure actuelle, on ne s'en pose plus du tout. Je voulais amener certaines interrogations, que les gens aillent chercher dans les livres. Si quelqu'un aime, je pense que ça peut l'intéresser de ne pas tout comprendre tout de suite. C'est à dire : avoir des réponses, ne pas être trop sûr sur certains trucs et un jour avoir toutes les réponses avec le roman.

Pour quelles raisons "La Chute des Anges" ainsi que le titre "Génération Interdite" sont des morceaux qui te représentent bien et dans lesquels tu déclares te retrouver ?
J'ai une façon d'écrire qui est spontanée, je ne calcule pas.
Il y a des titres comme ça où on se dit : "il y a vraiment une part de soi qui sort d'un coup"
Les mélodies me viennent dans la tête et je les retranscris soit au piano, soit à la guitare, la plupart du temps à la guitare et j'écris les textes très souvent tout de suite après. "Génération Interdite" est une chanson qui m'est venue brusquement dans la tête. Je l'ai faite en dix minutes, c'était instantanné. Il y a une telle spontanéité vu qu'il n'y a aucune réflexion. Il y a des titres comme ça où on se dit : "il y a vraiment une part de soi qui sort d'un coup". C'est pour ça qu'à mon avis elle me représente. C'est pareil pour "La Chute Des Anges", j'ai eu la même sensation en la faisant. Elle a un côté très lyrique et on a une sensation rock, sans que cela le soit vraiment. Il y a de grosses cordes graves derrière, qui montent de plus en plus, il y a une vie avec quelque chose d'hypnotique.

Lorsque l'on écoute les paroles de tes morceaux, tu as une vision du monde très réaliste et en même temps, très pessimiste, noire. Pourquoi as-tu pris cet angle, quelle est ta motivation ?
Dans tous les textes je fais une constatation neutre que tout le monde peut faire. Je me suis mis au milieu de la masse.
Il suffit de rester une journée devant sa télé et de noter ce que l'on a vu. Si on fait ça, n'importe qui arrivera aux mêmes constatations
Il n'y a pas besoin de voyager, il suffit de rester une journée devant sa télé et de noter ce que l'on a vu. N'importe qui arrivera aux même constatations. Je n'ai pas du tout une attitude rebelle, ni politique, même si, par exemple, pour le duo "Seul", il y a en a plein qui me disent que c'est écolo. En même temps, être écologiste n'est même pas un positionnement, c'est juste seulement là où on en est, c'est réaliste. Maintenant, c'est aussi pessimiste, peut être parce que la situation est comme ça. Moi, je ne le suis pas.

Tu déclares ne pas avoir une attitude politique mais dans le titre "Planétarium Circus", ce sont les hommes politiques qui se cachent...
Ce sont les politiciens, je voulais faire une métaphore animalière rigolote. Si la musique avait été glauque, là effectivement, on aurait pu se dire, il y a va fort. Mais là, derrière, c'est "peace". J'ai appelé ça "Planetarium Circus", c'est un peu une ambiance "tout fou", c'est le cirque et ce n'est même pas un jugement. On a formé les politiciens à utiliser le média télé. Si on les regarde à l'assemblée le mercredi après midi ou sur un plateau de télé au JT de 20 heures, ils font rire, c'est juste ça. Ils sont les premiers humoristes, ils font leur numéro. Ca n'empêche pas qu'ils disent aussi des trucs qui ne sont pas spécialement agréables. Si on regarde juste leur attitude et leur gestuelle, on a l'impression de voir un zoo et c'est pour ça que j'ai eu envie de faire cette chanson. Ce n'est pas du tout dans une optique de critique du système. Je n'ai pas envie de critiquer, il y en a déjà plein qui le font et ça ne sert à rien. Je voulais juste faire une constatation : quelqu'un regarde sa télé, n'importe qui dans la masse et d'un coup il voit ça. Ce titre est ce qu'il pourrait dire.

A propos de la télé, en tant qu'artiste que penses-tu de ce que tu vois dans la télé réalité, des émissions comme Star Academy par exemple ?
Je ne critique pas les gens qui font Star Academy, je les plains. L'après Star Academy, l'après télé réalité, doit être terrible. Il y a des gens qui se font à moitié cracher dessus dans la rue un moi et demi après et ils n'ont rien gagné.
On les formate à être des pantins, à bien utiliser le média qu'est la télé
Pour certains, ce sont des gens qui pensaient réussir dans le milieu artistique. Quand on essaye d'être signé, rien que ça, on met beaucoup d'années. Il faut de la chance, il faut des rencontres. Parfois on n'y arrive pas et il y en a qui vont essayer pendant des années. On ne peut pas en vouloir à des gens qui se retrouvent d'un coup avec une porte qui s'ouvre dans un média français avec une très grosse maison de disques derrière et avec la possibilité d'être vu à la télé toutes les semaines. Mais on leur apprend à ne pas être des artistes. On leur apprend à faire le bon sourire au bon moment face à la caméra. Dans le cas contraire, ils se font insulter le lendemain au debrieffing. On les formate à être des pantins, à bien utiliser le média qu'est la télé.

Gabriel Evan et Manu de DollyL'univers du cinéma influence aussi beaucoup tes textes et tes musiques. Quelles sont tes sources d'inspirations ?
J'ai écrit la plupart des chansons après avoir vu des films comme" Roméo Et Juliette", "Bienvenu à Gattaca", "La Cité Des Anges", "Moulin Rouge", ces films où il y a un esthétisme bien particulier et une émotion forte. A la fin de "Roméo Et Juliette", ça explose dans tous les sens avec un mélange d'une musique omni présente qui passe du rock au rap, à la dance, à tous les styles, mais très bien monté. En même temps, il y a un esthétisme de l'image avec des images fortes et ça, ça me fait écrire. Dans les titres des chansons, je pense tout le temps cinéma. Un titre comme "Génération Interdite", qui sera le prochain single, j'ai une vue de cinéma, je pense à une image de cinéma. C'est pour ça aussi que j'ai fait des plages musicales sur cet album, une ouverture et une fermeture d'album, j'ai cette culture en fait.

Faire une carrière dans le cinéma tout en continuant à faire de la musique, serait-ce une voie qui t'intéresse ?
Pas du tout en tant qu'acteur, réalisateur non plus, mais pour faire des musiques de film, ça m'intéresse vraiment. Vu comment je pense la musique, je suis sûr qu'à un moment ou un autre je vais y venir. J'ai l'idée de faire une BO depuis pas mal de temps. Il faut déjà être un peu connu ou alors que ce soit une rencontre avec un réalisateur qui flashe sur l'album, sur mon univers et se dit : "je veux ça sur un film". Autrement, si on est choisi pour faire une BO, en général, c'est parce que l'on a eu des succès. Donc on verra ça plus tard...

Manu de DollyEnfin, sur cet album, il y a également le single "Seul" que tu interprètes en duo avec Manu de Dolly. Comment est née cette idée de collaboration entre vous ?
J'aimais bien Dolly, j'avais acheté le dernier album et je voulais faire un duo avec une chanteuse rock française. Il n'y en avait pas des tonnes que je connaissais et en plus j'aimais bien l'album. Ca m'a donc paru évident de travailler avec elle. Columbia m'a passé son contact, je lui ai envoyé cinq titres pour qu'elle écoute un peu l'univers de l'album. En même temps, je lui ai envoyé le morceau en question en lui expliquant que c'était ce morceau que je voulais enregistrer avec elle. Le jour même elle m'a appelé, elle m'a dit qu'elle se sentait proche de ma façon d'écrire les textes et que ma chanson lui plaisait. La semaine suivante, on était au studio à Bruxelles pour enregistrer. C'est quelqu'un de super gentil, on a passé un super moment et on se revoit assez souvent. C'est une super rencontre et ce n'est pas du tout un business de maison de disques.

Tu viens de terminer une série de concerts où tu étais en première partie de Kyo. Quel a été l'accueil du public ?
De la folie ! C'était ahurissant ! C'était un public très jeune, très féminin et généreux au possible. J'ai déjà fait des premières parties, je sais ce que c'est.
C'était tout sauf une première partie. Le public était hystérique du début jusqu'à la fin
Je sais comment réagit un public et comment ça peut parfois être difficile. Et là, c'était tout sauf une première partie. Le public était hystérique du début jusqu'à la fin. Il chantait sur "Seul", le duo et il y a carrément des villes où j'ai arrêté de chanter alors que pour l'instant, ce n'est pas non plus le succès énorme. En plus, avec Kyo, ça se passe super bien. Ce sont des gens avec lesquels on se connaît depuis longtemps. Ils avaient bien aimé mon premier album, ils étaient venus me voir au MCM Café à Paris. Tout le monde voulait faire la première partie de Kyo et Kyo a dit : "on veut Gabriel Evan". Moi je voulais aussi le faire parce que l'on s'entend très bien et que je les respecte.

Gabriel EvanEst-ce que tu vas faire d'autres concerts dans les mois à venir ?
Je vais peut-être en refaire en janvier février avec Kyo sur des Zénith mais ce n'est pas encore confirmé. Je n'ai rien d'autre de calé pour l'instant. Pour le moment, je ne vais pas faire de concerts tout seul, je ne vois pas l'intérêt que ma maison de disques mette beaucoup d'argent pour faire un concert où j'aurais la prétention d'être en tête d'affiche dans une salle avec seulement dix personnes. Je préfère qu'ils mettent de l'argent sur des premières parties où j'ai une très belle exposition. J'en suis à un stade où il faut que les gens me connaissent, rien ne sert de brûler des étapes. pour rencontrer les gens, je vais aussi faire quinze forums FNAC sur février dans toutes les régions de France et je vais faire de l'acoustique.

Quel est ton souhait pour la suite ?
Que l'album marche pour que je puisse faire d'autres albums et le plus de tournées possible. J'ai déjà des idées pour le deuxième album mais avant il faut que j'ai un poids suffisant pour que ma maison de disques mette les moyens nécessaires pour que je fasse ce que je veux. Par la suite je voudrais faire de grandes tournées où j'espère pouvoir remplir des salles et être en tête d'affiche.
Je sais les étapes qu'il faut franchir. Je ne sais pas si j'y arriverais mais je ne me laisserais pas détourner
Moi, j'ai une vision de carrière. Mes références, les gens que je respecte énormément, ce sont des gens comme Bowie, Peter Gabriel, des gens qui ont un parcours artistique et une vie que je trouve énorme. Ce que je veux obtenir c'est quelque chose qui est quasi impossible, qui n'est jamais arrivé en France. U2, Radiohead, Buckley, Coldplay, Placebo, Muse, moi je viens de cette culture et j'ai envie d'être un peu ce style d'artiste en France. Le problème est qu'à la base, la culture française, c'est la chanson de variété. En France, soit on fait du rock français, soit on fait de la chanson française. Vu que moi je suis au milieu, mon problème, c'est d'avoir cette crédibilité et de ne pas me faire basculer à un moment où un autre sur la variété. J'ai quasiment fait mon album en auto-production. Columbia a racheté les bandes. J'ai fait ça dans un petit studio. Depuis le début, je fais tout quasiment tout seul et j'ai une culture à 100% rock anglais, américain. Or, il y en a qui, quand même, t'étiquette "variété". Quoiqu'il en soit, je me tiens à ma direction, je sais les étapes qu'il faut franchir. Je ne sais pas si j'y arriverais mais je ne me laisserai pas détourner.

> Gabriel Evan sur le net : www.fandegabrielevan.com

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