Flash · Toute l'actu musicale

Mis-Teeq
Mis-Teeq - © DRTout droit venues de Grande Bretagne, les…
11/02/2002
Kylie Minogue
Kylie Minogue - © DRLa pop se porte bien et Kylie Minogue n'est pas…
07/02/2002
Thomas Fersen
Thomas Fersen - © DRAuteur, compositeur, interprète, Thomas Fersen…
04/02/2002
Mariah Carey
Mariah Carey - © DR2001 n'aura pas été un bon cru pour la chanteuse…
31/01/2002
Rocé
Rocé - © DR"Top Départ" pour Rocé ! Son premier album…
28/01/2002
Céline Dion
Céline Dion - © DRAprès de longs mois de silence, Céline Dion…
24/01/2002
In Vivo
In Vivo - © DRRock, rap, musique traditionnelle... Inclassable…
21/01/2002
Alanis Morissette
Alanis Morissette - © DRC'est l'un des évènements du premier semestre…
17/01/2002
Beautés Vulgaires
Beautés Vulgaires - © DREsprit rock, dynamique ska, les Beautés Vulgaires…
14/01/2002
Grammy Awards
Grammy Awards - © DRGros plan sur la 44ème édition de l'évènement…
10/01/2002
voir tout le flash

Boutique MusicActu

Publicités


Yves Duteil

En attendant une prochaine apparition sur scène les 5 et 6 avril prochains à l'Olympia, Yves Duteil revient avec un nouvel album. "Sans attendre" est dans les bacs depuis le 20 novembre.

C'est votre grand retour avec un nouvel album, un album intitulé "Sans attendre". Quels sont ses caractéristiques principales ?
Je dirais que c'est un album personnel, acoustique et dans l'émotion. Très personnel, car il est le reflet d'une période un peu tumultueuse. Dans l'émotion, parce que j'ai essayé de n'en garder que le meilleur et le plus profond. Très musical et acoustique, car dans cet album, il y a une véritable prestation musicale. Pour moi, à mon niveau, c'est un événement. La participation de Gérard Bikialo sur les orchestrations, le travail en direct en studio avec des musiciens de très haut niveau, des musiciens avec lesquels il a fallut que je me mette à jouer vraiment en direct, tout cela fait qu'il y a eu une véritable exigence musicale.

Cet album a effectivement une tonalité très personnelle et pleine d 'émotion. Notamment le titre "Pour que tu ne meures pas", une chanson écrite alors que votre femme Noëlle était face à la maladie. La conception de cet album s'est donc déroulée au cours d'une période difficile pour vous ?
Oui, c'est vrai. En même temps, on l'a traversée et puis quand on traverse ça, on a le sentiment que la vie nous amène des épreuves, que la vie est faite de moments difficiles et qu'aux creux de ces moments difficiles, elle nous offre des moments de lumière. Donc j'ai presque cueilli ses moments de lumière pour en faire un disque. Et pour moi, ce disque, il est ni triste, ni nostalgique, ni désespéré. Il est au contraire rempli d'énergie, d'espoir de lumière, de toutes les petites choses qui rassemblées constituent une raison de vivre supplémentaire.

C'est d'ailleurs un peu ce message que vous avez voulu transmettre en choisissant le titre de cet album "Sans attendre" ?
Oui, il faut anticiper sur ce que la vie nous réserve. On ne sait pas si ce sera le meilleur ou le pire, donc il vaut mieux en profiter, mais pas seulement en profiter. Il faut aussi faire ce que l'on a envie de faire. Qu'est-ce qui est pour nous essentiel ? Et si c'est l'essentiel, et bien faisons le tout de suite. Parce que, peut-être, demain, on n'aura pas la liberté ou la latitude pour le faire autant qu'aujourd'hui.

Vous évoquez dans cet album beaucoup de personnes qui sont des proches. Votre petit-fils a droit à un titre "l'Ile de Toussaint". Mais il y a également une autre chanson "Lettre à mon père". Pourquoi avoir écrit ce morceau ?
J'ai perdu mon père il y trois ans et bien que mon père n'ait pas été quelqu'un de très communicatif, ça a été un choc. Je me suis rendu compte que je le vivais de façon beaucoup plus dramatique que je ne l'imaginais parce que quelle que soit la relation qu'on a avec son père, c'est un pilier de votre vie qui s'effondre. Je me suis rendu compte que le fait de ne pas avoir pu communiquer avec lui m'a laissé des traces beaucoup plus profondes encore que ce que je m'imaginais. J'ai donc essayé de chercher comment analyser cette absence de communication. En fait, j'ai plongé dans sa vie beaucoup plus profondément et je me suis rendu compte de toutes les souffrances, les blessures, les épreuves qu'il avait traversées. Il m'est alors apparu tout à fait différemment. Moi je le vivais à travers moi et tout à coup je l'ai vécu à travers lui. Alors, j'ai voulu écrire cette chanson et j'ai voulu lui rendre hommage. En essayant de reconstituer le puzzle de ce silence, je me suis rendu compte qu'il était très riche de ses douleurs, de ses blessures de cette période de la guerre : le travail obligatoire la fuite, l'obsession de la liberté, de la persécution. Toutes ces souffrances expliquaient en fait, le silence sentimental de mon père.

Il y a un thème récurrent que l'on retrouve depuis toujours tout au long de votre carrière : c'est l'amour et la défense de la langue française. Une fois encore ce thème est présent dans cet album avec le titre "Avoir et être". C'est vraiment une chose qui vous tient à coeur ?
La langue française, on vit avec en permanence. Quand l'idée m'est venue, c'était au cours d'une discussion. Tout d'un coup, le verbe avoir et le verbe être me sont apparus comme deux personnages. Ensuite, j'ai trouvé vraiment amusant de les mettre en scène a travers leur défaut et leur qualité, à travers leur façon d'évoluer, à travers leur caricature ou leur philosophie respective. Il n'y a pas que du bon ou du mauvais dans l'un ou dans l'autre, donc c'est amusant d'essayer de les mettre tout d'abord en opposition pour montrer ensuite qu'ils ne peuvent pas vivre l'un sans l'autre. C'est un jeu de l'esprit et un exercice de style aussi.

Dans le morceau "Apprendre", vous mettez l'accent sur l'importance de l'éducation, du savoir et de la connaissance. Pourquoi avez vous souhaité évoquer ces valeurs ?
Je pense que l'ignorance est une des causes les plus importantes d'accidents, de maladies, de rivalités et de manque de tolérance. Tous ceux que l'on maintient dans l'ignorance, on les domine, on les écrase. Le peu de savoir que l'on a à ce moment là nous donne un pouvoir sur ceux qui ne savent pas. Par conséquent, la connaissance est une clef de la liberté. On a bien vu récemment du côté de l'Afghanistan à quel point l'on pouvait se servir de l'obscurantisme comme une chape destinée à rétablir une dictature sur ceux qui ne savent pas. C'est facile de maintenir les gens dans l'ignorance et de les dominer ensuite. Dans notre vie quotidienne, notre comportement d'ignorance nous amène à nous tromper de route à faire mal quand on veut faire bien. Enfin, je crois qu'on est confronté à la réalité du fait que l'ignorance est l'une des causes de la mortalité. Celui qui ne connaît pas les règles du jeu, que ce soit en médecine, en hygiène, au quotidien dans la vie de tous les jours, il est destiné à rentrer dans un mur à un moment donné alors qu'il aurait pu l'éviter en sachant un minimum de chose.

A noter dans votre album, la présence d'une chanteuse qui interprète le titre "Vivre sans vivre" en duo avec vous. Comment s'est déroulée cette collaboration avec Bïa ?
"Vivre sans vivre" est une adaptation de la chanson "Samba em preludio" de Vinicius de Moraës et de Baden Powel, c'était l'une des premières choses que j'avais écrite pour ce disque. Mais je ne savais pas ce que j'allais en faire parce ce que je n'avais personne avec qui chanter ça. J'avais tout de même envie de mettre cela dans le disque. Avec Hervé Lasseigne directeur du label Inca, on a donc cherché des voix. On a écouté des voix féminines qui étaient susceptibles d'etre biens pour cette chanson. Et puis, par le hasard des rencontres, on a enregistré l'album avec Gil Sampic, ingénieur du son. Au milieu des séances, on écoutait des voix pour essayer de trouver la voix du duo. Et là, il nous a donné le disque de Bïa en nous disant "Ecoutez ça, j'ai fait ce disque avec elle". On a écouté. on a été immédiatement séduit. On a tout de suite compris qu'elle était la voix du duo. L'enregistrement a été un moment de grâce, très heureux, une belle rencontre musicale.

Cet album est aussi teinté d'une petite touche de sensualité avec une ballade érotico-parisienne dans le titre "Tombé des nues" Comment avez-vous eu l'idée de ce titre ?
Pierre Perret avait écrit une chanson sur les stations de métro, j'ai essayé de me maintenir un peu à l'écart de ce qu'il avait fait pour ne pas retomber dans le même sillon. En tout cas, j'avais beaucoup aimé sa chanson lorsque j'ai commencé à avoir envie d'écrire sur les nus dans Paris. Je me suis beaucoup amusé à écrire ça car c'est vrai que quand on se promène dans Paris, on ne peut pas ne pas être frappé par les pubs qui nous environnent. C'était aussi un jeu de jubilation. On est entouré de nus très beaux, très bien photographiés, très classes. Le contraste entre la ville et cette chaleur charnelle, sensuelle qui nous environne au milieu de l'extérieur comme ça dans le froid, dans les vapeurs d'oxyde de carbone, cela m'a semblé tellement décalé que je me suis dit, plus personne ne le remarque. J'ai voulu, comme ça, mettre l'accent sur ce paradoxe. On vit dans une espèce de désir permanent, d'éveil de désirs. J'avais envie de le dire, de le mettre en évidence de façon humoristique, décalée. Je me suis lâché, c'est vrai !

Comment s'est déroulée la conception de cet album et quels ont été les moments les plus marquants ?
Tout m'a marqué dans cet album. Je crois que c'est un album pour moi d'une extrême importance fait avec beaucoup de plaisir. Quand vous finissez une chanson comme "Pour que tu ne meures pas" vous êtes dans un état de profondeur et d'émotion extraordinaire. Quand vous finissez l'écriture de "Lettre à mon père" vous avez le sentiment d'avoir sorti un énorme morceau de vous-même. Quand vous finissez "L'île de toussaint", vous avez le sentiment d'avoir fait un beau cadeau, de vous être fait un beau cadeau et d'avoir la possibilité pendant des années après de resservir cette émotion. Ensuite, j'ai fait les musiques. Je me suis vraiment éclaté parce que j'ai été cherché des harmonies, des mélodies et des façons de faire différentes. Je suis un petit peu sorti de mes propres entiers battus. Pendant l'enregistrement, je ne m'attendais pas du tout à aller aussi loin musicalement. J'ai été assez effrayé au départ car il y a avait encore une fois cette exigence musicale. En fait, j'avais la trouille. Finalement, l'enregistrement a été un événement permanent. J'ai enregistré avec des musiciens de très haut niveau, mais non en chantant ma chanson d'un côté et eux venant poser leur note après, mais en jouant avec eux et en étant en harmonie avec la nature des chansons. Enfin, ce disque, je l'ai chanté différemment. Je l'ai chanté très retenu, dans l'émotion, mais dans l'intimité de la voix. Il n'est pas chanté ce disque. Au contraire, justement, à cause de ça, il est très musical. Le cheminement de ce disque était un événement pour moi et la collaboration avec Richard Bikialo a été un enrichissement très important.

Vous avez également récemment effectué une tournée acoustique. L'acoustique c'est quelque chose qui apparaît un peu comme une révélation pour vous et que l'on retrouve présente tout au long des onze titres de "Sans attendre". D'où cela est-il venu ?
C'est une démarche artistique. En fait, pour les réalisations de disques, toutes les chansons que j'ai chantées avaient été écrites à des époques différentes avec des orchestrateurs différents. J'avais envie d'une remise à plat de toutes les chansons d'un spectacle et de faire une démarche d'authenticité et de simplicité. Cela a été possible grâce à la collaboration avec Michel Tricastelli. On a eu envie de monter ce projet un peu par hasard. Au départ, on avait fait un spectacle acoustique pour le Québec avec guitare piano, seconde guitare, violoncelle. On aimait beaucoup ce spectacle. Par le hasard des tournées, on a été obligé de partir à deux en Allemagne et on a fait ce spectacle à deux. On a découvert en fait que le côté acoustique de ce qu'on avait fait, c 'est à dire la relation guitare piano qu'on avait travaillée dans le cadre d'un spectacle en scène avec violoncelle et deuxième guitare, brusquement, ce travail de piano guitare ressortait avec encore plus de relief et était beaucoup plus évident. Moins il y avait de chose, plus c'était émouvant. On a donc décidé d'aller plus loin dans ce domaine en cultivant ce côté piano guitare et en enlevant tout le reste, tout ce qui n'était pas piano guitare. On était donc dans une démarche minimale mais ou il fallait qu'on tienne la scène pendant deux heures. Cela m'a obligé à travailler la guitare, à m'affiner beaucoup plus au point de vue musical et à avoir, ensemble, avec Michel une recherche de cohésion qui devait etre parfaite. Cela ma amené doucement à l'affûtage musical qui m'a permis de réaliser "Sans attendre" avec Gérard Bikialo.

Pourra-t'on vous voir sur scène dans le courant de l'année 2002 ?
Il va y avoir l'Olympia les 5 et 6 avril. On vit maintenant dans la perspective de cette salle.

Depuis le début de votre carrière vous avez eu l'occasion de vous produire dans de nombreux pays et de rencontrer des types de publics très différents. Qu'est-ce que vous en avez retenu ?
Ca m'a conforté dans l'impression que la chanson française était un ambassadeur formidable. Les gens qui écoutent la chanson française ne sont pas forcément "accrocs" à ce que cela veut dire. Ils sont plus sensibles à un climat une couleur, une musicalité des mots, exactement comme nous nous sommes sensibles à la chanson anglo-saxonne sans pour autant comprendre ce qu'elle raconte. Ca veut donc dire qu'on n'est pas moins que les autres. On peut aussi séduire par ce que l'on est. Et quand un public japonais applaudit une soirée de chanson française, ce n'est pas forcément juste la poésie, les mots, c'est que la chanson française, elle a droit de cité en tant que musique au plan international. Elle peut donc lutter à armes égales avec la musique anglo-saxonne.

Défenseur de la chanson française mais aussi de la langue française, on vous proposerait une place à l'Académie française, vous la prendriez ?
(Rires et long silence.)
Je ne sais pas. Je n'aspire pas à ça. Si on me le proposait, je serais très touché. J'ai déjà été récompensé par l'Académie française par une médaille. Franchement, je ne suis pas demandeur.
(Nouveau silence)
Mais je ne repousserais pas et je vais vous dire pourquoi. La chanson n'a jamais été présentée comme une expression artistique à part entière. Je trouve que la chanson est trop considérée comme un marché et je trouve que c'est dommage. C'est devenu plus une industrie alors que je crois qu'avant tout c'est d'abord un art, une expression artistique populaire à part entière.

En savoir plus

> www.yvesduteil.com
> En savoir plus sur le Net avec Google

Sonneries Poly & MP3 pour ton mobile

La boutique MusicActu

Yves Duteil - Jai la guitare qui me démange3,66 €
chez eBay.fr
Yves Duteil - Par coeur Neuf CD4,99 €
chez eBay.fr
YVES DUTEIL -- Dreyfus -- CD 1 Titre NEUF11,90 €
chez eBay.fr
Duteil, Yves - Tarentelle8,48 €
chez 2xmoinscher
Yves Duteil - Dans l'air des mots - Anthologie 6 CD36,99 €
chez Fnac.com
Powered by Kelkoo

Auteur

Olivier Delay, le 24/12/2001 pour MusicActu
olivier.delay@musicactu.com

Yves Duteil
http://www.musicactu.com/actualite-musique/4070/yves-duteil/
http://img.mediasactu.com/musicactu/photo/yves_duteil_itw_vignette.jpg
http://img.mediasactu.com/musicactu/photo/yves_duteil_itw.jpg

Publicité


Ma page d'accueil

Chat en direct

Vos CD

Recherche

Publicité


haut de page

Copyright © 2000-2008 MédiasActu · publicité Publicité
En savoir plus sur MusicActu et contacter la rédaction, cliquez-ici

Design / Développement / Hébergement : Goupe Les Argonautes · MusicActu utilise DELIA, outil de gestion de contenu
Tout pour ton mobile : logos, sonneries, jeux Java, vidéos - Sonneries MP3 et sonneries polyphoniques pour ton mobile
Logos couleurs et logos animés pour ton mobile - Jeux pour mobiles et jeux Java - Vidéos pour ton mobile

referencement · modelisme monster truck · vacances en corse ile rouse balagne

sitemap paroles actualité musicale actualités musicales actu musique electro hip hop chansons variété rock album clip biographie trip hop dj reggae radio concert classement pop festival

N'oubliez pas de citer vos sources ;)
www.MusicActu.com

Copyright © 2000-2008 MédiasActu