Jonatan Cerrada nous donne "La Preuve Du Contraire"...
Henri Salvador, Jérémy Chatelain et Ophélie Cassy ont participé au second album de Jonatan Cerrada. Le chanteur nous explique son travail sur "La Preuve Du Contraire" et revient sur son caractère 'nomade et idéaliste'...
Je n'ai pas vraiment eu le temps de prendre de repos depuis La Nouvelle Star. En même temps je fais ce que j'aime, je me suis éclaté pendant un peu plus d'un an sur l'élaboration du deuxième album. J'ai pris beaucoup de plaisir à le faire, je n'ai donc pas besoin de vacances pour le moment.
En élaborant "La Preuve Du Contraire", qu'as-tu souhaité apporter de nouveau, de différent, par rapport à ton premier disque ?
Le premier album était assez différent de celui-ci, il s'était fait dans un laps de temps assez court, en un mois on avait bouclé les enregistrements. Cette fois j'ai pris le temps de faire les choses, j'ai composé, j'ai écrit. Les textes qui ont été écrits par d'autres ont été faits spécialement pour moi, ils sont donc vachement personnels. Je souhaitais aussi retrouver une homogénéité qu'il n'était pas forcément présente sur le premier album qui partait dans tous les sens, de la musique latine à la variété française.
Dans quel style définirais-tu cette homogénéité ?
Je dirais que c'est de la variété-pop, avec de temps en temps de grosses guitares qui peuvent faire penser au pop-rock et des guitares espagnoles qui peuvent aussi rappeler certaines influences. En gros c'est de la variété française, pop.
Qu'est-ce qui t'as inspiré ce titre, "La Preuve Du Contraire" ?C'est une chanson qui est sur l'album. J'ai repris ce titre pour expliquer aux gens qu'à force de boulot c'est tout à fait possible de faire un deuxième album en sortant d'une émission de télé, on n'est pas forcément un pantin issu d'une télé-réalité, comme les gens peuvent le dire...
Ce statut de "pantin" est un sentiment que tu as beaucoup ressenti ?
C'est quelque chose que j'ai pas mal ressenti au cours de ces deux dernières années à travers les médias, les gens que je pouvais croiser... Ceci dit cela ne me chagrine pas super fort non plus, je sais que pour avoir cette crédibilité il faut travailler, cela ne vient pas tout de suite ! Je travaille pour que les gens changent peu à peu ce regard.
En conséquence, quel regard portes-tu aujourd'hui sur les émissions de télé-réalité ?
Je considère que je n'ai pas réellement fait d'émission de télé-réalité. C'était plus
| Je considère que je n'ai pas réellement fait d'émission de télé-réalité. |
Justement, Ophélie Cassy, repérée dans Popstars, chante sur le titre "Ne M'En Veux Pas" de ton nouvel album. Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Je l'ai rencontrée sur un plateau télé, sur M6, il y a un peu plus d'un an. A la base, je devais chanter "Ne M'en Veux Pas" tout seul mais quelque chose n'allait pas en studio. J'ai proposé qu'on l'essaye en duo, j'ai appelé Ophélie qui a gentiment accepté l'invitation. On s'est rendu compte que nos deux voix collaient bien.
Henri Salvador a aussi participé à l'album, en écrivant le morceau "Amore"...Je l'ai également rencontré sur un plateau télé, en Suisse. On avait un peu sympathisé, il m'a dit qu'il voulait écrire pour un jeune artiste. Il m'a fait une chanson sur mesure, cela a été un magnifique cadeau. Je suis très honoré qu'il ait souhaité travailler avec moi, on s'est investi à fond, j'ai pris quelques heures de "coaching" avec lui, il me faisait de grands signes pendant l'enregistrement, il était super expressif !
Dans le titre "Libre Comme L'Air", tu chantes "libre comme l'air, léger comme le vent, je saurai bien comment faire"... Franchement le côté généraliste de ces phrases m'a empêché de comprendre le texte. Que doit-on entendre ?
J'ai souhaité parler dans l'intro de Don Quichotte, en espagnol. C'est une chanson d'un idéaliste qui me ressemble un peu, qui rêve d'être libre. Je trouvais intéressant de faire la comparaison entre les deux.
A quoi rêves-tu quand tu "idéalises" ?Comme beaucoup monde : d'un Monde parfait, tout ça, tout ces clichés ! Ce sont des clichés sur lesquels je ne désespère pas, on y arrivera bien tôt ou tard, cela demande beaucoup de volonté de la part de chacun. Je suis un peu un nomade dans le coeur, j'ai toujours été séparé d'une partie de moi, ma famille est restée en grande partie en Espagne. Là je suis à Paris, je ne vois ni ma famille belge, ni ma famille espagnole. Je pense être un nomade et je pense que je voyagerai toute ma vie. C'est pour ça que "Libre Comme L'Air" me parle.
Laquelle des 12 chansons de l'album préfères-tu ?
Euh... Tous mes titres sont hyper personnels. Si je devais en choisir un, je dirais peut-être "Un Dimanche d'Automne", qui parle de mon grand-père. C'est une super chanson que Jérémy Chatelain a écrite et composée, c'est un hommage que j'avais envie de rendre. Cela raconte un peu l'histoire d'immigré de mon grand-père qui a quitté l'Espagne pour travailler dans la mine en Belgique.
Comment as-tu été en contact avec l'équipe du film "Robots", dont tu a chanté sur une partie de la bande originale ?La Fox s'est mise en contact avec BMG, ma maison de disques. Ils avaient envie d'essayer quelque chose avec moi, ils recherchaient un jeune chanteur un peu dynamique. J'étais enchanté parce que ça faisait partie de mes rêves de chanter sur une BO de dessin-animé. On s'est mis à la recherche d'un titre. Ca a été "Mon Paradis", qu'on avait déjà choisi sur l'album.
Envisages-tu de partir en tournée ?
Oui, une tournée qui va reprendre à la rentrée. Elle sera plutôt acoustique et correspondra plus au deuxième album, avec des sets plutôt intimistes. Pour un chanteur, l'acoustique est ce qu'il y a de mieux, personnellement j'adore chanter juste en piano-voix ou guitare-voix. J'aime bien les choses plutôt épurées.
Que peut-on te souhaiter pour le mot de la fin ?
Que tout ça continue ! Je suis conscient que j'ai eu beaucoup de chance jusqu'à maintenant. J'espère en avoir autant avec le deuxième album qu'avec le premier. Je suis très fier de ce nouveau disque !






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