Donia
"A quoi tu joues ?", le premier titre de Donia est dans les bacs depuis avril dernier. Découverte de cette nouvelle artiste lancée grace à l'émission "Popstars" d'M6.
Bonjour, je suis Donia, je suis né le 23 mars 1978 à Ajaccio en Corse du sud. J'ai vingt-trois ans, je suis brune, les yeux marrons verts, le teint mat, surtout l'été, 1m 60, généralement on croit que je suis plus grande !
Ton premier single "A quoi tu joues ?" est arrivé dans les bacs depuis le mois d'avril. Comment s'est déroulé l'enregistrement de ce titre ?
En fait, après "Popstars", j'ai démarché les maisons de disques et j'ai attendu de voir des gens qui croient en moi. Je voulais des personnes qui aient envie de travailler avec moi, mais pas uniquement sur un seul projet, sur un seul single. Il fallait donc que je trouve des gens vraiment motivés. M6 Interactions a été l'une des dernières maisons de disques que j'ai vues et ça a accroché de suite. Un peu plus tard, j'ai défini mon style musical et j'ai fait plusieurs maquettes. J'ai accroché sur "A quoi tu joues". J'ai d'abord rencontré l'auteur compositeur et puis tous les gens qui ont travaillé avec moi sur ce titre.
Entre la fin de cette aventure télévisuelle, la recherche d'une maison de disques et la sortie du single, toute cette période a-t-elle été facile à vivre ?
Ca dépend... En fait, je suis toujours impressionnée de me voir à la télé.
| J'ai été très heureuse de vivre cette aventure. Ca faisait très longtemps que je voulais ça ! |
Le grand public est en train de te découvrir avec la sortie du single mais je crois que la chanson et l'envie de faire une carrière musicale sont deux choses qui sont présentes à ton esprit depuis très longtemps. Quand et comment cela a-t-il vraiment débuté ?
Le tout début, je n'en ai même plus souvenir moi-même ! C'est ma mère qui te le dirait. Ce sont par exemple des photos où tu vois que je suis avec un peigne en train de chanter ! Depuis toute petite, j'adore ça ! J'aime bien m'amuser, prendre des photos. J'ai plein de souvenirs comme ça. Je crois que j'ai fait mon premier concours de chant à huit ans. C'était marrant parce que j'étais avec deux copines et on avait fait la chorégraphie. C'était un concours de chant où il n'y avait que des adultes. Je ne pouvais pas gagner, mais j'étais la petite fille marrante qui s'était présentée. Ensuite, plus sérieusement, ça a été au collège. J'ai eu un prof de chant qui a monté une association. Il a recruté des gens qui étaient passionnés par les comédies musicales pour faire des cours de chant, de danse et de théâtre. Juste avant, il savait que j'étais rentré au conservatoire de chant lyrique. Il a été intéressé par ma voix et il m'a fait rentrer dans la troupe. Depuis, j'ai tout le temps suivi des cours de chant, de danse et de théâtre. En ce moment c'est plus délicat de continuer, je suis dans une maison de disques, j'ai un statut d'artiste, mais je suis toujours ce qu'il fait. Je vais toujours chez lui prendre des cours de chant.
Tu as choisi de faire le casting pour participer à l'émission "Popstars". Ta candidature a été retenue. Une fois l'émission intégrée, comment as-tu vécu cette période ?Ca s'est très bien passé. J'ai vécu ça comme ça venait, sans me prendre la tête, sans trop réfléchir. Si j'avais pensé à l'enjeu, je me serais effondrée alors j'ai donc essayé de relativiser. Souvent, on m'a dit que j'avais été froide, que je ne montrais pas mes émotions. Justement, je n'avais pas envie d'avoir peur ou de paniquer et j'ai essayé de garder mon sang froid. Ce n'était pas du tout du "je m'en foutisme", c'était plus par précaution, pour me préserver. Je l'ai bien vécu parce que j'adore ça. Je me levais le matin pour faire tout ce que j'aime. Ca aurait duré encore trois mois, j'aurais été la plus heureuse. J'ai toujours rêvé d'être dans une école, un peu à la "Fame" mais ça n'existe pas trop en France, tout du moins pas aussi intensément. La caméra, c'était beaucoup plus intimidant, mais ça allait, même après, on ne réalise pas encore trop ce qui se passe, tout est différé.
Quels ont été pour toi les moments marquants, importants mais aussi difficiles dans le déroulement de " Popstars " ?
Les moments importants, ça a été l'étape où je montais les marches, avec à chaque fois, le fait de me dire, "je m'approche, je m'approche". Je me rappelle quand j'avais eu ma mère. J'étais au stade des 4 000 filles et à Paris, on était plus que 1 500. Il y a eu un casting sur trois jours. Dans les 1 500, je me suis retrouvée dans les 17 finalistes, je n'y croyais pas du tout. J'ai appelé ma mère, elle était à peine au courant. J'étais parti la veille, comme ça, avec deux trois affaires... Je lui ai dit : "Maman, écoute, je ne sais pas où je vais mais je préfère partir maintenant que partir à l'avant-dernière marche". C'est marrant, parce que je lui ai vraiment dit ça et je suis parti à l'avant-dernière marche. C'est un peu frustrant mais j'ai réfléchi et je me suis dit que ça veut peut-être dire quelques choses : j'ai peut-être du potentiel. Qu'on croit en nous dans notre ville, dans notre région, c'est quelque chose, mais quand on arrive dans la capitale, c'est totalement différent. Sinon, ce que j'ai réalisé après, c'est finalement de voir à quel point le rêve peut être accessible à beaucoup de gens : ça n'arrive pas qu'aux autres. Or, même si j'ai toujours eu beaucoup d'espoir, j'étais plutôt du genre à dire ça. Pour les désillusions, ça a été l'impitoyable vérité des montages télévisuels et du pouvoir qu'ont les médias, la télévision. On peut vous casser comme l'on peut vous mettre sur un piédestal monstrueux. C'est ça le moins marrant, on ne peut pas le contrôler.
Est-ce que tu ne regrettes de ne pas faire partie des L5 ?
Ce n'est pas une question à laquelle il faut dire non et point. Moi je me justifie car pendant tout le casting, j'ai toujours voulu faire partie des L5. Je me disais, c'est bien pour entrer dans ce dur métier. Etre cinq, c'est mieux,
| Je préfère finalement être toute seule parce que je peux vraiment m'exprimer artistiquement |
| Page 1/2 | Suite de l'interview >>> |





Déconnexion
