Best Of Hits 2007/2008
M.Pokora, Sheryfa Luna, Vanessa Paradis et Jenifer ont été au premier plan des ventes d'albums pour cette saison 2007/2008. Ils sont de retour pour nous cette semaine dans un Best Of Hits 2007/2008.
Quel a été ton critère pour choisir le casting de PopStar plutôt que ceux des autres émissions du genre ? Il y a eu plusieurs critères. Le premier est que cette émission était basée sur le R&B. Nous savions qu'à la fin, ce ne serait pas un album pop ou variété. C'était vraiment axé sur le R&B et sur le hip hop qui sont mes influences. La crédibilité des professeurs a aussi compté. Je trouvais le concept vraiment crédible.
Après l'émission, tu as sorti assez rapidement ton premier album éponyme. Comment s'est déroulée sa conception ?
Je suis sortie le 24 août de l'émission Popstars. Le lendemain j'étais en studio. J'ai eu une nuit de répit pour réaliser que j'avais gagné. La prise de voix a duré trois semaines, ce qui est vraiment très court pour faire un album. Ca a été beaucoup de travail. Nous avons passé des heures et des heures en studio. Quand je suis arrivée, il y avait seulement trois morceaux préparés pour l'album. Je les ai écoutés et j'ai dit OK car j'ai vraiment aimé l'influence. Pour les autres morceaux, on m'a dit que je pouvais faire mes choix. C'était un vrai challenge de trouver en 3 semaines 10 chansons supplémentaires pour l'album. J'ai vraiment pu participer à la conception. Nous avons contacté tous les artistes avec lesquels je voulais travailler et qui ont vraiment accepté et se sont investis sur le projet. J'ai pu imposer toutes les thématiques des chansons. J'ai été aidée par plusieurs artistes comme Laure Milan, Singuila, Youssoupha et Kéry James.
Certaines personnes te comparent à Wallen dans ta façon de chanter et à Diam's au niveau de ton apparence. Que penses-tu de ces comparaisons ?
Je ne savais pas que l'on m'avait comparée vocalement à Wallen. Je suis vraiment très flattée. Pour moi Wallen est l'une des meilleures chanteuses R&B en France. Ca me touche vraiment car c'est l'une des artistes que j'ai suivi. J'ai d'ailleurs travaillé avec Sulee B Wax qui a produit deux des albums de Wallen. Quant à la comparaison à Diam's, j'ai vraiment été flattée d'être comparée à elle car c'est une artiste que j'admire. Je trouve qu'elle a vraiment de la gueule. Aujourd'hui, c'est plus dur, parce que ressembler à quelqu'un, ça met tout de suite une étiquette et on a du mal à se démarquer. Mais c'est vrai que je commence à imposer mon style et j'espère que les gens vont s'adapter et arrêter de me comparer à Diam's.
VANESSA PARADIS >>>
Ton précédent album est paru il y a 7 ans. Pourquoi avoir attendu autant de temps pour livrer ton nouveau disque "Divinidylle" ?
J'ai eu la chance de pouvoir prendre le temps. J'ai fait d'autres choses en attendant. J'ai fait quelques films et j'ai vécu ma vie. C'est une grande chance que de pouvoir avoir le choix de faire ça et de ne pas avoir à travailler pour vivre. J'ai eu le choix, alors j'ai préféré prendre le temps. Ensuite, ça m'a aussi pris du temps pour savoir comment faire ce disque.
Comment s'est passée ta collaboration avec Mathieu Chedid ?
Sur mon précédent album, nous avions déjà travaillé ensemble, mais uniquement sur une partie du disque. Le résultat de l'album était peut-être un petit peu plus décousu. Notre collaboration était forcément un peu moins intense puisqu'elle était moins étendue. Cette fois, nous avions envie de faire un album homogène, enregistré dans le même endroit, avec la même équipe, afin de donner une cohérence et une vraie histoire au disque. Que l'on sente que même s'il y a plein de styles de musique différents dans le disque, que tout fait partie de la même histoire et qu'il y a une continuité dans le son et dans la direction de la réalisation. Nous avons beaucoup parlé de cela au début. Mathieu n'a pas eu l'envie de faire un disque de -M-, mais un disque avec le talent de -M- qui me ressemble, avec mes envies.
Tu n'as écrit qu'une seule chanson sur ton album. Pourquoi avoir choisi de ne pas en écrire davantage ? Pourquoi avoir choisi celui-ci en particulier ?
J'ai choisi ce titre, car il m'est très personnel. Je ne voulais pas que quelqu'un d'autre l'écrive. Je n'ai pas choisi d'autres textes venant de moi car aucun autre ne me plaisait autant que celui-là. Il faut que ce soit beau, original. Je crois que l'écriture n'est pas vraiment mon truc. Cela viendra peut-être un jour, je ne sais pas.
JENIFER >>>
"Lunatique" a été élaboré en l'espace d'un an et demi. As-tu eu besoin de prendre du recul après la sortie des albums précédents ? Oui, j'avais besoin de prendre un peu de recul. J'avais aussi besoin de m'occuper des miens. J'avais également besoin de me consacrer à certaines associations, dont une en particulier dont je suis marraine et fière de l'être. Je suis partie au Népal dans le but d'aider cette association qui a failli fermer ses portes. Sa mission est de monter des internats pour des enfants népalais qui sont rejetés de leur domicile, qui sont complètement illettrés et qui essayent de survivre en faisant la manche. On essaye de scolariser ces enfants, de les aimer et surtout de les héberger. Je suis donc allée au Népal. J'ai pris le temps d'essayer de ramener des fonds pour cette association. Et puis, surtout, je me suis enfermée en studio avec plaisir pendant un an pour faire de la musique.
Etait-ce important pour toi de t'impliquer davantage ?
Peut-être. J'ai beaucoup appris en tournant. C'était vraiment un souhait que j'avais de prendre le temps de faire cet album. Je n'aurais peut-être pas été à l'aise de juste choisir des titres. Je trouve que je n'aurais pas été moi, je n'aurais pas été sincère et j'aurais mal vécu le fait de choisir encore une fois des titres. J'aurais aussi l'impression de trahir le public. Je n'ai pas envie de ça. Je ne fais pas de la musique pour en vendre. Je fais de la musique pour me faire plaisir et pour idéalement faire plaisir à d'autres gens. J'essaye de grandir avec ceux qui me suivent. J'aimerais en accueillir d'autres aussi. Peut-être que je vais en perdre car le parti pris est un petit peu plus fort que tout ce que j'ai pu faire.
Comment as-tu choisi les thèmes que tu voulais aborder ?
J'ai rencontré David Verlan il y a à peu près un an et demi. Il m'avait fait parvenir deux, trois textes dont "No Futur" qui est l'une de mes chansons favorites de cet album. J'ai souhaité le rencontrer. On a eu le feeling. J'ai énormément parlé avec lui de choses et d'autres. Je ne me suis pas vraiment penchée sur l'un de ses textes. Il a écrit vraiment les choses comme il le ressentait. Ca parle peut-être de son vécu, peut-être du mien aussi parfois. Ca s'est vraiment passé naturellement. J'ai chanté les textes comme je les ressentais. On parle souvent du changement de la voix. Peut-être que j'ai mûri. Peut-être que j'ai beaucoup tourné. Peut-être que je fume trop ou que je n'ai pas la bonne hygiène de vie. Mais, en tout cas, j'ai chanté les textes comme je les ressentais. Tout s'est vraiment passé naturellement sur ce disque, et très sainement, même au niveau des musiciens qui ont participé à cet album. Il y en a peu : Jérôme Goldet, Maxime Garoute, qui sera d'ailleurs sur ma tournée à la batterie. Il y a une participation de Mathieu Chedid en pure amitié, avec Guillaume Canet. Mathieu sur deux titres et Guillaume sur un titre. Il se trouve qu'on est amenés à se voir, on est potes. On se fait des boeufs. On aime ça, on aime la musique. Tous les gens qui ont participé à cet album ont adhéré aux maquettes. Ils m'ont apporté leur soutien. Ils m'ont portée. Ils m'ont fait un merveilleux cadeau, car ce sont des personnes dont je suis vraiment fan.
M. POKORA >>>
Lors de notre dernière conversation, tu avais dit souhaiter prendre une année sabbatique pour prendre un peu de recul. Quel est le bilan de cette pause ? C'était beaucoup de boulot pour préparer le premier album. J'ai passé beaucoup de temps en studio. Ca m'a fait du bien de prendre du recul et de prendre le temps de faire un album et surtout de bien le faire. Ca a été une chose super positive que je recommencerai pour le prochain album. C'est important d'avoir le temps de prendre du recul sur les morceaux quand tu les composes. C'est essentiel pour faire quelque chose de bien. J'ai aussi pu me reposer un peu. Comme j'ai avancé à mon rythme, ça m'a permis d'y aller de façon plus cool.
Du coup, tu nous reviens avec un disque en anglais...
Pour la France il n'est pas entièrement en anglais. Il y a deux titres en français. En revanche, à l'international, il sort en intégralité en anglais. C'est un nouveau challenge qui est de faire voyager la musique en dehors des frontières francophones. J'ai vu pour mes précédents albums que le français ne me permettait pas de passer les frontières. A l'époque on n'arrivait pas à passer le cap au niveau international, parce que ça accrochait dans les radios et que ça ne passait pas. De plus, musicalement, c'était beaucoup plus intéressant de le faire en anglais qu'en français parce qu'on peut se permettre beaucoup plus de choses avec l'anglais qu'on ne peut pas se permettre en français. L'adaptation avec l'anglais s'est bien passée parce que j'ai toujours écouté de la musique anglo-saxonne. Cette langue m'a toujours été familière. Cela ne m'a pas posé de problème de chanter en anglais. Mes morceaux en français ne sont pas prévus pour être des singles. C'était un petit clin d'oeil pour la version française.
Pour ce nouvel album, tu as bossé entre autres avec Timbaland, une des pointures du genre. Comment s'est passée la rencontre ?
J'ai chanté avec Nelly Furtado aux NRJ Music Awards. Nous avions eu un super bon feeling. Son management a eu un coup de coeur pour moi et a voulu m'aider pour mon projet à l'international. De là, j'ai rencontré le manager de Timbaland à New York. Je lui ai présenté mon projet. Il a vraiment adhéré. Il en a parlé à Timbaland qui a demandé à me rencontrer. Je suis allé le rencontrer à Paris quand il était en tournée avec Justin. Il est venu exprès deux jours avant pour qu'on se rencontre, qu'on passe une journée ensemble à prendre un peu la température. Ca s'est super bien passé. Nous avons eu un super bon feeling. Un mois et demi après, j'étais en studio avec lui à Virgina Beach.





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